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“Smart City Manager”: un mouton à 5 pattes?

Hors-cadre
Par · 02/08/2017
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Ils (ou elles) n’ont pas encore de réel statut. Aucun registre prédéfini de compétences n’existe encore – et existera-t-il jamais d’ailleurs. Le débat sur une éventuelle “certification” n’a pas encore été abordé. Les sources et ressources de formation doivent encore être identifiées et organisées. Mais il n’en reste pas moins que des postes de “smart city manager” ou chef de projets Digital City fleurissent de-ci de-là.

Quelles sont, idéalement, les compétences qu’ils doivent démontrer? Quel est le cadre de leurs responsabilités? Quel poids ont-ils ou devraient-ils avoir dans le processus décisionnel ou de “gouvernance” d’une municipalité – grande ou petite? Quelle est la réalité sur le terrain, du côté des premières villes belges qui se sont dotées d’un tel gestionnaire?

Plus que quiconque, les intéressés sont bien placés pour témoigner des besoins en compétences, des défis parfois insoupçonnés à relever. Nous avons dès lors posé quelques questions à quatre de ces pionniers – et pionnières. Découvrez, au fil de deux articles, à quoi ressemblent les premiers mois de Céline Vanderborght (Région de Bruxelles-Capitale), Nicolas Himmer (Ville de Namur) et Filis Zümbültas (Ville de Bruxelles) à leur poste fraîchement créé. Ainsi que l’avis de Nathalie Crutzen, directrice du Smart City Institute.

Mouton à cinq pattes?

La question des compétences d’un(e) Smart City Manager avait été abordé, en décembre dernier, à l’occasion de l’événement Smart City Wallonia qui se déroulait au WEX de Marche-en-Famenne.

Le moins que l’on puisse dire est que la liste dressée par les participants à cette table ronde fut plutôt longue. Voici ce qu’en disait Carina Basile, chef de projet Digital Cities à la Ville de Charleroi. “Un smart city manager doit avoir une connaissance de la problématique territoriale, des acteurs et institutions en place, des besoins des usagers, des solutions existantes, faire preuve de compétences en matière de gestion de projet, de coordination, de négociation et de relations avec les personnes, pouvoir prendre en considération la nécessité d’une gestion du changement, pouvoir parler plusieurs “langues” afin de pouvoir tout aussi bien s’adresser à des interlocuteurs politiques, aux citoyens, à des entreprises privées…”

A ceci s’ajoute aussi la nécessité pour ce “mouton à 5 pattes” de prendre son bâton de pèlerin et de faire preuve de suffisamment de force de conviction pour parvenir à décloisonner les rôles, notamment – si ce n’est essentiellement! – au sein de l’administration.

Leur profil

Nicolas Himmer (Ville de Namur) est géographe de formation, passé par le monde de l’enseignement où, pendant les 5 années ayant précédé son arrivée au poste de Smart City Manager de Namur, il s’est occupé de coordination pédagogique, de “transformation numérique des pratiques, de l’organisation et des flux d’informations. Chose que je retrouve exactement dans mon travail actuel”, précise-t-il.

Carina Basile (Ville de Charleroi) a quant à elle un passé de chef de projet, tout d’abord auprès de Bruxelles Formation, ensuite pour le groupe Demos et auprès de l’Ecole d’administration publique Wallonie-Bruxelles.

Petit point commun entre Nicolas Himmer et Carina Basile: tous deux furent un temps conseillers politiques, le premier auprès de la Fédération Wallonie-Bruxelles, la seconde au Cabinet de Jean-Marc Nollet.

Carina Basile: “A la base, je ne suis pas une geek. Ce qui importe surtout, ce sont les soft skills, une capacité à avoir une vision transversale.”

Filis Zümbültas (Ville de Bruxelles) a travaillé pendant 2 ans comme consultante SAP chez Capgemini, faisant le lien entre les besoins métier et les solutions IT.

Quant à Céline Vanderborght (Région de Bruxelles-Capitale), elle est ingénieure commerciale de formation. Diplômée de Solvay, elle y avait dédié son mémoire à une “Etude de faisabilité d’une société de car sharing en Région de Bruxelles-Capitale”. Entrée tout d’abord au bureau d’études bruxellois Espaces Mobilité, où elle traite de la mobilité dans les noyaux commerciaux, elle rejoint ensuite le CIRB (centre informatique pour la Région bruxelloise) au titre de responsable e-Government pour Bruxelles. Après un court exil à Oman, elle avait ensuite suivi un master en Urbanisme et Développement Durable à l’Université de Genève avant d’être nommé Smart “City” Manager pour la Région.

Aucun de nos interlocuteurs n’est donc un “techie” pur et dur même si tous et toutes ont certaines affinités, voire inclinaisons pour les technologies – chose d’ailleurs indispensable, souligne Nicolas Himmer.

Laissons maintenant la parole à Céline Vanderborght, smart city manager pour la Région de Bruxelles-Capitale, nommée à ce poste voici déjà près de deux ans.

Céline Vanderborght (Smart City Manager): “s’assurer de disposer des ressources nécessaires pour réaliser la mission”.

A lire ensuite, l’avis des responsables smart city de Namur et Bruxelles mais aussi de Nathalie Crutzen, directrice du Smart City Institute. Comment voient-ils leur rôle, leur marge de manoeuvre? Quel poids ont-ils? Comment seront-ils évalués?

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