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W.IN.G, saison 2: la “deep tech” entre en scène

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Par · 29/10/2019
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WING fonds d'investissementDésormais, le fonds d’investissement wallon W.IN.G ajoutera une nouvelle dimension à son champ d’action: outre le financement de projets portés par des scale-ups numériques (jeunes pousses en phase de croissance), il se donne en effet pour mission d’aider à faire décoller des projets “deep tech” répondant à des contraintes technologiques, commerciales et financières plus élevées.

Objectif: susciter un nouvel élan high-tech pour la Région, d’un poids et d’une ampleur plus importants pour l’économie et l’empreinte des acteurs concernés sur le marché – intra ou extra-frontalier.

Pour mieux situer les raisons de cette extension de rôle, commençons par un petit rappel du positionnement de W.IN.G.

A ses débuts, en 2016, la raison d’être de ce fonds public Wallonia Investment and Growth, doté de 80 millions d’euros sur 5 ans (50 venant de la Région et 30 des invests) dans le cadre du programme Digital Wallonia, était de fournir aux jeunes pousses numériques “à fort potentiel” une source de financement dont elles manquaient souvent cruellement pour franchir le stade du “pre-seed”.

Les montants dont elles pouvaient espérer bénéficier allaient de 50 à 250.000 euros.

En 2018, un premier tournant avait été pris afin de réorienter les aides financières vers des sociétés “à technologie avancée”. Autrement dit, proposant des solutions numériques ou informatiques plus “sérieuses” que les projets souvent orientés B2C ou économie collaborative (qui avaient fleuri dans un premier temps) et présentant des bases déjà relativement solides (solution plutôt mature, technologie brevetable, etc.).

“En l’espace de deux ans”, justifie PIerre Rion, président du comité de sélection des dossiers examinés par le fonds W.IN.G, “d’autres acteurs régionaux, notamment les incubateurs, ont repris ce rôle à leur compte. Les écosystèmes régionaux suppléent désormais à ces besoins en pre-seed. D’où la décision de nous réorienter vers les scale-ups numériques et/ou technologiques.”

Et ce, avec octroi de moyens plus importants, l’investissement consenti pouvant aller de 50.000 euros à 2,5 millions, l’investissement passant par le “véhicule” W.IN.G mais étant pré-validé par la SRIW. C’est ainsi que, ces derniers temps, les sociétés Osimis et e-Peas ont pu bénéficier d’un apport assez substantiel. La première a par exemple récolté 400.000 euros en capital et 150.000 euros en prêt convertible auprès de W.IN.G au printemps 2009.

Cette nouvelle orientation est maintenue mais se double désormais d’un autre axe d’interventions financières. Cible: les “deep tech”.

Deep tech. Kesako?

L’élargissement de la mission du fonds W.IN.G s’inscrit dans le cadre de l’extension du champ d’actions de la SRIW dont il dépend. La Société Régionale d’Investissement de Wallonie a en effet décidé d’inclure de nouveaux paramètres et contextes d’investissement à son panel d’activités pour les cinq années à venir. Nous vous en parlions récemment. Parmi les axes thématiques nouveaux figurent les “deep tech”, un domaine pour lequel le relais d’intervention sera donc W.IN.G.

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