Un bâtiment “start-up only” à l’AxisParc

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Par · 19/02/2014

Dans le parc d’activités AxisParc de Mont-Saint-Guibert (à un jet de pierre du territoire de Louvain-la-Neuve), un bâtiment entier – 4 étages – a été réservé à l’hébergement de start-ups, voire de projets qui en sont encore à un stade plus précoce.

C’est là que Nest’Up a emménagé, voici plusieurs semaines, occupant tout un plateau. Les trois étages supérieurs accueilleront d’autres initiatives jeunes ou naissantes. Au deuxième étage: des start-ups. Au 3ème (et sans doute au 4ème): le collectif Rue du Web.

Objectif: constituer un “startup hub” ou une “start-up community”. Autrement dit, un espace global favorisant collaboration, mutualisation, esprit d’émulation, fertilisation croisée d’idées, et entr’aide entre porteurs de projets, entrepreneurs (un rien plus) matures et équipes d’encadrement. Ce petit univers – encore en construction (dans tous les sens du terme) – s’est déjà donné un (sur)nom: le CreativeSpark.

Sa mise en oeuvre sera progressive. Pour plusieurs raisons. La première en est l’aménagement des étages. Mais, de manière plus fondamentale, il faudra attendre que le collectif Rue du Web ait emménagé. Après avoir migré, fin 2013, de Court-Saint-Etienne vers l’AxisParc, il se trouve déjà à l’étroit dans on bâtiment actuel. Mais son bail court jusqu’à la fin de l’année.

Son redéménagement vers le bâtiment “CreativeSpark” se fera donc vers la fin de l’année.

Comment organiser ce “hub” de start-ups?

A cette question, la seule réponse que l’on peut encore formuler est que la recette est encore au stade de la définition. Si certains, comme Olivier Verbeke, premier locataire des lieux, parlent d’échanges de ressources, de contacts, de bonnes pratiques, et d’organisation d’ateliers voire d’événements “du genre FabLab ou SoftLab”, tout cela doit encore être étudié et affiné.

La manière, par exemple, dont le collectif Rue du Web s’intégrera dans la recette doit encore être précisée. Lui-même, au fil de sa propre croissance (17 jeunes sociétés font désormais partie du collectif – et ce chiffre pourrait doubler à terme), a dû et continue de devoir faire face à des défis d’organisation.

En accueillant au sein du collectif des start-ups aux profils différents, les principes d’esprit collaboratif et d’échanges de compétences et de savoir-faire achoppent contre des obstacles inévitables: B2B vs B2C, très jeunes projets vs sociétés un peu plus âgées, fanas de l’espace de collaboration ouvert vs besoin de travailler dans des bureaux fermés…

“Nous sommes en pleine phase de réflexion pour imaginer les nouvelles formes de collaboration. Un véritable projet urbanistique.”

Et cela ne concerne qu’un seul étage (voire deux) du bâtiment. La collaboration devra aussi s’établir avec les deux autres étages, aux profils, attentes et modes de fonctionnement encore moins balisés. “Il faudra être imaginatif, innover, déterminer quels rails pourront convenir à tout le monde.”

Le CreativeSpark – pour justifier en bonne partie la première partie de son patronyme – voudrait aussi s’inscrire dans la dynamique des Creative Hubs que voudraient voir naître la Wallonie, dans le cadre de Creative Wallonia. Voir notre article sur ce récent appel à projets.

L’idée est donc de faire de ce “start-up hub” un “creative hub”. Condition sine qua non: convaincre un ou plusieurs acteurs publics de monter à bord de l’expérience. Les “Creative Hubs” est en effet été imaginés comme des partenariats public/privé, le public “étant au moins représenté à hauteur de 50%.” Faut-il y voir la raison pour laquelle le LeanFund est en contact étroit avec la Province du Brabant wallon? Toujours est-il qu’il faudra trouver des partenaires publics d’ici le 3 mars, date-butoir de la remise des dossiers Creative Hubs, pour espérer prendre ce train en marche (et décrocher les financements régionaux qui vont de pair)…

Comme des lucioles attirées par l‘“Etincelle”

Spark. L’étincelle. Pour mieux convaincre des start-ups de venir s’installer dans ce bâtiment, Henri Fischgrund, “Monsieur AxisParc”, leur propose une offre qu’on-ne-peut-pas-refuser. A savoir:

  • Henri Fischgrund: des conditions locatives spéciales pour start-ups pour espérer les fidéliser.

    loyer gratuit pendant un an (seules les charges seront exigibles, soit 50 euros le m²)

  • loyer à prix réduit la deuxième année (100 euros/m²), plus charges
  • loyer à 150 euros le m² la troisième année, plus charges.

Pourquoi une telle largesse: “tout simplement parce que si ces sociétés parviennent à se développer, mon espoir est qu’elles resteront dans l’AxisParc.” Simple et sans ambages.

A ce jour, quelques premières jeunes pousses ont mordu à l’hameçon: Famest, iLoooveIt, Team Corner.

D’autres pourraient suivre. Olivier Verbeke cite par exemple le nom de Djump.

Et puis, il y aura aussi les start-ups qui seront aidées par le programme LeanReactor du nouveau fonds d’investissement LeanFund, dont nous vous parlions hier. DoEat et ShareBox figurent donc aussi parmi les locataires de la première heure (et le resteront donc pendant au moins 9 mois).