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Val Benoît: future ruche de start-ups techno

Portrait
Par · 07/11/2018
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Elles sont pour l’instant une dizaine de start-ups à s’être installées au Val Benoît, un ancien complexe de bâtiments jadis occupés par l’Université de Liège et laissés en déshérence et qui est en cours de réaménagement.

La caractéristique commune des occupants, déjà existants ou futurs, sera de présenter un profil technologique, que leur secteur d’activité soit par exemple l’informatique ou les sciences du vivant. Si la technologie est censée être le dénominateur commun des sociétés, jeunes ou moins jeunes, autorisées à se loger au Val Benoît, il y aura malgré tout, semble-t-il, de petites exceptions – une fiduciaire semble par exemple déjà jouer les intrus dans le casting.

Quoi qu’il en soit, outre les start-ups individuelles déjà présentes, le Val Benoît a récemment accueilli le WSL – du moins son axe accompagnement de start-ups et ses activités Atom-IT (les WSLlabs, pour leur part, demeurent implantés au Sart-Tilman).

Une autre société aurait dû y établir son site belge – en l’occurrence Eon Reality mais les aménagements des locaux qui lui étaient nécessaires (occultation d’un vaste espace dédié à des projections et simulations de réalité virtuelle et augmentée) auraient été trop lourds à supporter. Eon s’est donc finalement installé au Pôle Image, toujours à Liège. 

Quartier de vie, quartier d’expérimentation

Le maître d’oeuvre pour le réaménagement du site du Val Benoît (9 hectares, 5 bâtiments principaux et divers autres de plus petite taille) est la SPI, l’agence de développement économique pour la province de Liège. Elle est par ailleurs elle-même propriétaire de deux des bâtiments (“Génie Civil” et “Chimie”).

SmartNodes utilise les abords du Val Benoît pour tester de nouveaux systèmes d’éclairage intelligent…

D’une manière générale, en tant qu’hébergeur et agent de développement territorial, la SPI dit vouloir offrir aux start-ups un “terrain de jeu” pour l’expérimentation de solutions.

C’est en tout cas là l’une des finalités qui fut définies dès le départ: faire du Val Benoît un quartier jouant la mixité: entreprises/particuliers, nouvelles technologies professionnelles/grand public, industrie/université, secteur public/secteur privé…

Les start-ups, notamment, y côtoieront non seulement des consoeurs mais aussi de simples citoyens, de différents types, futurs utilisateurs potentiels. Le vaste terrain occupé par le site permettra en outre d’effectuer des tests grandeur nature. SmartNodes (voir ci-dessous) le fait déjà. Demain, d’autres expérimentations concrètes, en milieu réel, pourront avoir lieu dans le domaine de la mobilité, des objets connectés, etc. etc.

Toutefois, la SPI ne va pas jusqu’à se positionner en animateur ou entremetteur de relations et de collaborations entre sociétés présentes sur le site. “Nous proposons certes une série de services, typiques d’un business center – gestion d’espace, accueil téléphonique, point de dépôt, réservation et location de salles de réunions, organisation de conférences ou séminaires… Nous essayons également de provoquer des rencontres mais c’est là quelque chose que nous laissons de plus en plus les locataires faire par eux-mêmes”, souligne Pierre Castelain, responsable communications de la SPI.

Premiers locataires

Le premier bâtiment à avoir été réaménagé est celui du “Génie civil” où WSL et une dizaine de start-ups ont donc d’ores et déjà trouvé pied à terre dans une des ailes.

La première à avoir emménagé fut SmartNodes, start-up spécialisée dans les éclairages intelligents (pilotés par capteurs de détection de présence notamment). Elle profite d’ailleurs du vaste espace du Val Benoît pour effectuer des tests pour de nouveaux équipements smart lighting  – en extérieur ou en intérieur.

Autres locataires évoluant dans le secteur IT/numérique: Narsapp (auteur d’une solution de carnet de liaison numérique pour trajet de soins dans le domaine de la santé), Esia (supervision de réseaux informatiques et de réseaux d’“objets” connectés) ou encore Oh! medias (agence multimédias).

La liste des premiers occupants du Val Benoît ne s’arrête toutefois pas là: 70% des espaces utiles du bâtiment Génie civil sont d’ores et déjà réservés, voire occupés, souligne Pierre Castelain, responsable communications de la SPI.

Parmi les autres occupants déjà installés, signalons notamment un call center venu de Saint-Trond (Callexcell), la société Mitral Technologies (dispositif médical) ou encore BSP, un spécialiste de la conception et de la réalisation de bâtiments non résidentiels sur-mesure pour les entreprises (par ailleurs partenaire de Moury Constructions qui, on le verra plus loin, est à la manoeuvre pour réaménager l’un des bâtiments du site).

Futurs espaces pour start-ups

Après avoir bénéficié, pendant cinq ans, des services d’hébergement préférentiels du bâtiment Génie Civil, les jeunes pousses pourront trouver des locaux à occuper dans un bâtiment voisin qui, lui, n’est pas la propriété de la SPI. Ce petit déménagement est obligatoire en raison des contraintes légales imposées dans le cadre des subsides régionaux dont bénéficie la SPI pour le réaménagement et la gestion du site. 

A gauche, le bâtiment “Hydro-électricité” où les start-ups issues du WSL pourront s’installer pour leur phase “scale up”…

Deuxième bâtiment, propriété de la SPI: le bâtiment “Chimie”. Il devrait être opérationnel en 2021. Une aile accueillera un business center pour des start-ups qui, comme celles du bâtiment Génie civil, devront avoir un profil technologique.

Un deuxième espace sera occupé par des entreprises qui, elles, seront propriétaires de leur propre espace de type “loft”.

Quant au bâtiment “Hydro-électricité”, il réservera un étage à des start-ups qui, après avoir été accompagnées par le WSL, voleront de leurs propres ailes. Elles pourront ainsi continuer de bénéficier d’une proximité immédiate avec l’écosystème du WSL et d’une symbiose plus ou moins étroite avec les autres start-ups.

Les autres (futurs) occupants

L’Université de Liège, elle, fera un retour sur les lieux puisque le bâtiment surnommé “La Chaufferie” (il abritait en effet l’ancienne centrale thermo-électrique). Il sera dédié à la formation continuée, aux métiers d’avenir (et aux nouvelles compétences qu’ils requièrent), et aux nouvelles technologies (Intelligence artificielle, réalité virtuelle et augmentée, simulation…).

Un autre bâtiment, de plus petite taille, géré par Moury Constructions, accueillera des bureaux réservés à des fonctionnaires (du Forem, notamment).

Le bâtiment “Mécanique”, lui, sera réaménagé, d’ici 2020 ou 2021, en 240 appartements pour étudiants de l’ULg. Il est la propriété de la société anversoise d’investissement immobilier Life. A terme, d’autres espaces de résidence seront ouverts à de simples citoyens, histoire de concrétiser la finalité de mixité sociale et opérationnelle poursuivie par le réaménagement du Val Benoît.

Un site dont les différentes phase de réaménagement dureront encore quelques années…

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