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Les projets 2018 de Wallimage Creative

Portrait
Par · 11/01/2018
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Pour 2018, Wallimage a obtenu du gouvernement wallon une nouvelle subvention de 750.000 euros devant financer partiellement (le privé devant compléter) trois des axes d’activités du programme Wallimage Creative, dédié aux créations numériques transmédias, trans-plateformes (physiques ou virtuelles). De quoi continuer à porter et à co-financer des projets de type réalité mixte (un concept qui mêle le réel à la réalité virtuelle ou augmentée), des créations interactives (interfaces dynamiques diverses et variées, jeux vidéo, jeux sérieux…) ainsi que le fonds de coproduction créé en collaboration avec le Fonds des Médias du Canada, orienté cross-média.

Si les producteurs audiovisuels ne sont pas oubliés, les soutiens et financements octroyés par ce programme Wallimage Creative sont de plus en plus destinés à des entreprises du secteur numérique, que ce soit dans le cadre de projets de création ou pour appuyer le développement de ces sociétés. C’est ainsi que Wallimage Creative, qui est d’ailleurs placé sous la houlette de Wallimage Entreprises, a apporté sa petite pierre à des sociétés telles que DogStudio (Namur), l’aidant à se repositionner davantage du côté de projets créatifs ainsi qu’à l’international, Fishing Cactus (Mons), pour des développements de projets et une progression dans son processus de croissance, ou encore l’agence carolo Reed, dans le cadre d’une coproduction transmédia engagée avec le Canada (voir plus loin).

L’un des axes sur lesquels mises le programme est celui de la “réalité mixte” (ou hybride), alliant de l’audiovisuel classique à des doses plus ou moins importantes ou dominantes de réalité virtuelle ou augmentée. “Jusqu’en 2017, ce secteur avait encore un côté majoritairement expérimental. La VR n’avait pas encore réellement trouvé son marché”, déclare Domenico La Porta, directeur de Wallimage Creative. “Aujourd’hui, la réalité mixte s’ouvre au marché. Le modèle économique commence à se concrétiser. Des sociétés se développent, telles que Nozon [Ndlr: qui se développe à l’international dans la foulée de son acquisition par StarBreeze], Big Bad Wolf ou encore le Terragame Center de Namur [Ndlr: un parc d’attraction dédié à la réalité virtuelle offrant des espaces de jeux pour univers multi-joueurs]…”

Condition pour que Wallimage Creative supporte des projets de réalité mixte: démontrer à la fois une valeur ajoutée et une originalité technologiques, la réalité de retombées économiques régionales et, “si possible, privilégier la composante narration”.

Domenico La Porta (Wallimage Creative): “Aujourd’hui, la réalité mixte s’ouvre au marché. Le modèle économique commence à se concrétiser.”

Le but, comme pour la totalité des interventions: “contribuer à structurer le secteur”. Voir, en fin d’article, les plafonds d’intervention financière de Wallimage Creative.

De même, dans la catégorie “projets interactifs”, l’obtention d’une aide financière pour les porteurs de projets dépendra de critères tels que l’originalité du projet, le modèle économique sous-jacent et l’audience visée. Il peut donc aussi bien s’agir de projets à destination purement récréative que de projets à connotation plus fonctionnelle ou métier. Comme par exemple une sensibilisation à de nouvelles méthodes pédagogiques. C’est ainsi que le projet liégeois “L’Autre Ecole”, développé par la société Hors-Zone propose “une expérience interactive qui plonge l’utilisateur dans une école appliquant la pédagogie active.”

Troisième axe: la coopération développée avec le Fonds des Médias du Canada qui en est déjà à sa 4ème année d’existence (le quatrième appel à projets devrait être incessamment sous peu).

Les projets co-financés (à égalité par les deux partenaires, wallon et canadien) au cours des 4 premières années commencent à se concrétiser commercialement. Ainsi le projet Urbance sortira cette année. Il a été porté, côté wallon, par Fishing Cactus, pour le volet jeu mobile et PC, tandis que le partenaire canadien, Steambot, développe le volet série animée. Plus d’informations sur Urbance en fin d’article (petit bonus réservé à nos abonnés Premium).

Deux autres projets ont également déjà reçu un coup pouce conjoint de Wallimage et de son partenaire canadien. L’un implique l’agence carolo Reed, pour la réalisation d’un jeu vidéo associé à une série ; l’autre, baptisé Les Coulisses de l’animation est porté, côté wallon, par Dreamwall et Belvision. Il implique notamment la création d’une appli mobile qui servira de plate-forme interactive pour “augmenter” un livre et la visite d’une exposition sur le monde de l’animation franco-belge.

Vers des Wallimage Digital Awards?

Un quatrième volet pourrait venir compléter le catalogue d’actions de Wallimage Creative. Mais la décision doit encore en être confirmée. L’idée serait d’organiser une sorte de concours destiné à récompenser une société wallonne active dans la VR, la création Web, le mob ile ou l’interactivité numérique et qui se serait particulièrement distinguée au travers d’un projet spécifique ou par la mise en oeuvre d’une stratégie business originale et efficace. “Dans le droit fil de notre mission de support à ce secteur, d’identification d’acteurs et de leur mise en exergue. A la clé, on peut imaginer un prix en espèces, qui serait essentiellement un encouragement, accompagné ou non d’un prix sous forme de service (coaching, apport d’expertise spécifique, design sprint…) à prester par un partenaire wallon spécialiste du domaine”, déclare Domenico La Porta.

=> A découvrir dans un prochain article: la stratégie d’investissement de Wallimage Entreprises – en ce compris au profit de start-ups et d’agences numériques.

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Les financements octroyés par Wallimage Entreprises, dans le cadre du programme Wallimage Creative, peuvent aller jusqu’à 80% du budget d’un projet wallon et, dans le cadre d’un projet étranger faisant intervenir un ou acteur wallon, jusqu’à 100% du budget dépensé chez l’acteur régional, à condition toutefois que cette somme ne dépasse pas 60% du budget total du projet. “Le but premier de Wallimage”, rappelle Domenico La Porta, “est en effet de favoriser les retombées économiques régionales. Il n’est évidemment pas question de financer la totalité de productions étrangères qui collaborent avec la Wallonie.”  [ Retour au texte ]

Urbance: série “augmentée” via deux jeux made in Fishing Cactus

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