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Une étude Fintech Belgium dresse le portrait du paysage belge des fintechs

Portrait
Par · 12/10/2018
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doigt, dollar, euro, finance, carteLa scène belge des “fintechs” présente-t-elle un visage particulier? Comment sont financées ces jeunes pousses qui ambitionnent de moderniser tout ce qui, de près ou de loin, implique des opérations financières, privées ou professionnelles? 

Une étude, qui a pris comme espace de temps, les trois années écoulées, a livré quelques enseignements intéressants. Commandée par la Fédération Fintech Belgium, qui réunit déjà quelque 77 membres (soit, à son avis 80% du secteur fintech belge), cette étude a été menée par Avolta Partners et data.be.

La Belgique, championne du B2B

Il y aurait donc selon la fédération professionnelle Fintech Belgium près d’une centaine de jeunes pousses actives, chez nous, sur ce créneau bien particulier. Ce qui est loin d’être négligeable. Ces nouveaux acteurs en sont bien évidemment à des stades de développement, de maturité et des situations de viabilité et/ou pérennité fort variables. 

Mais leur nombre est aux yeux de Xavier Corman, membre du comité de direction de Fintech Belgium et par ailleurs patron d’edebex, le signe d’un “réel dynamisme de la part de l’écosystème. Un autre signal qui en atteste est le volume de capitaux levés au fil des ans”.

Un paysage déjà très peuplé… Source: Etude Fintech Belgium (Avolta Partners, data.be)

La hauteur des investissements (plus de 55 millions d’euros en l’espace de 3 ans – voir plus loin pour davantage de détails à ce sujet) est le signe que le thème fintech intéresse et attire mais aussi que ce secteur a besoin d’importants moyens pour se développer et, pour chaque start-up, pour espérer se maintenir et grandir.

Modèle d’affaires

Quel que soit leur thématique ou sous-créneau, les jeunes pousses fintech belges sont de grandes ferventes du modèle (45% des cas), “ce qui facilite la mise en oeuvre d’un modèle d’affaires de type abonnement.” Le principe de la commission n’est pas pour autant absent. On le retrouve, mais minoritaire, aussi bien dans les solutions de type SaaS (15%), site Internet (15%) et application (15%). 

Alors que les thématiques et types de services ou produits sur lesquels les fintech ont jeté leur dévolu est très diversifié – de la récolte de fonds via crowdfunding jusqu’à des solutions blockchain (voir graphique ci-dessous) -, la majorité des jeunes pousses (68%) se positionnent sur le terrain du B2B “mais sont peu connues du grand public”.

Les autres modèles suivent à distance respectable:
– B2B2C: 14%
– B2C: 11%
– P2P (peer to peer): 7%. Le “C2C” (consommateur à consommateur) est encore très minoritaire. On peut par exemple classer dans cette catégorie des start-ups telles que Tricount (gestion de dépenses entre amis), Spreds (crowdfunding) ou Mozzeno (prêts).

Le peu d’attrait du B2C s’explique, aux yeux de Xavier Corman, par l’étroitesse du marché belge. Et proportionnellement, il y a peu de levées de fonds de la part de fintechs B2C. La quasi-totalité des tours de tables Series B & C sont également le fait de jeunes pousses positionnées en B2B.

Source: Etude Fintech Belgium (Avolta Partners et data.be)

 

Du seed à la Série C

La majorité des tours de table

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