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Inetum: davantage de proximité et d’accent local

Portrait
Par · 09/07/2021
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Voici trois ans, Realdolmen (la flamande) et GFI Informatique (la française) fusionnaient. En Belgique, la première était nettement plus présente au nord du pays, sa terre natale. La seconde était davantage active dans le sud du pays.

Aujourd’hui, la société, rebaptisée Inetum, dit son ambition de rééquilibrer quelque peu ses activités pour couvrir le territoire belge tout entier et s’y (im)poser comme acteur incontournable – essentiellement en termes de projets d’intégration et de transformation IT continue pour les entreprises de tous poils (PME comme grands comptes). Cibles sectorielles principales visées: l’industrie (4.0), la santé, le pharma, l’énergie, le secteur public.

Coup d’accélérateur sur la partie francophone

Les premières réelles tentatives de Realdolmen de “franchir la frontière linguistique” remontent à 2012. Le fait est qu’encore aujourd’hui, la société, en ce compris sous son nouveau patronyme et sous l’égide de son nouveau propriétaire, demeure largement plus présente en Flandre que du côté francophone, ce dernier ne représentant que 20% du chiffre d’affaires. 

Dans le cadre de son plan stratégique 20-23, la volonté est de faire sensiblement progresser ce pourcentage.

La société n’en veut pour preuve que l’ouverture en ce début d’année, à Mons, d’un “regional delivery center” qui sera à l’avenir imité par d’autres “centres de proximité client” – tant en Flandre que, potentiellement, dans d’autres régions du sud du pays.

L’espoir via de tels regional delivery centers est de voir se constituer des équipes composées de profils locaux (chefs de projets, analystes…). Pour réellement avoir un cachet local.

Eddy Volcher (Inetum): “Attirer des profils locaux, développer des partenariats avec de petites structures innovantes pour nous positionner sur de nouveaux terrains.”

Plus fondamentalement, la mission de ces antennes est de procurer une ressource de compétences DevOps, teintée de thématique(s) ou spécialisation(s) industrielle(s), de mettre en oeuvre un mode de livraison de projet et de service qui “colle” à la réalité de terrain, qui s’adapte aux priorités industrielles de la région, et de témoigner d’une capacité d’“accompagnement plus fort du client”, explique Eddy Volcher, directeur d’Inetum pour la partie francophone du pays.

Un accompagnement auquel la société veut donner plus clairement des connotations de partenariat, de professionnalisation et industrialisation du service, d’évolutivité des tarifs pratiqués. Ce qui passe aussi par la promotion de sa méthode “positive digital flow” (voir plus loin au chapitre Transformer… la transformation numérique)

Pour des expertises plus pointues ou plus spécifiques, les regional delivery centers d’Inetum peuvent en appeler au réservoir de compétences des shared service centers du groupe (le plus proche du territoire belge étant basé à Lille).

A Mons, le centre régional compte actuellement une dizaine de personnes et est orienté développements .net et Java. Objectif: répondre aux besoins spécifiques de deux premiers grands clients (dont Inetum se refuse à dévoiler le nom). L’effectif pourrait grandir relativement rapidement et les compétences proposées évoluer au gré des besoins d’autres clients – qu’ils soient grands comptes, PME ou acteurs du secteur public. “Inetum vient par exemple de décrocher un contrat de modernisation et de renouvellement d’application (migration vers Java) auprès d’une administration publique bruxelloise. Nous avons en outre divers leads qui devraient se concrétiser du côté de la santé, du secteur public – tant wallon que bruxellois…”

Aller pêcher extra muros

Autre levier qu’Inetum compte exploiter dans son approche de proximité: des partenariats avec les parcs scientifiques et les universités locales. Là aussi, l’argument de coloration locale des régional delivery centers sera déployé.

“Le but de ces centres est de se positionner dans des zones économiquement importantes qui, souvent, se situent à proximité d’écoles supérieures et de parcs scientifiques”, indique Eddy Volcher. “Raison pour laquelle nous voulons tisser et renforcer des relations avec les universités”.

Inetum s’adressera ainsi au public estudiantin, lui expliquant ses activités, les tendances du marché, assurant certains modules des cursus, proposant des stages accompagnés….

Vis-à-vis des parcs scientifiques, l’approche et l’intention sont évidemment différentes: “les parcs scientifiques hébergent de nombreuses pépites. Notre intention est de générer des partenariats avec de petites structures innovantes, via notre propre cellule Innovation, afin de développer de nouvelles compétences ou nous positionner sur de nouveaux terrains.”

Rien de concret encore de ce point de vue-là côté francophone mais “de premières rencontres ont été organisées du côté du parc Initialis, à Mons”. Inetum vise-t-elle prioritairement certains domaines, certaines thématiques? “C’est en cours de réflexion…” 

Sectorialisation plus poussée

La stratégie de rééquilibrage territorial que veut déployer Inetum dans notre pays s’appuiera aussi sur l’accent plus important que l’ensemble du groupe compte désormais mettre sur une approche davantage sectorialisée. Autrement dit: une plus grande différenciation selon les secteurs visés, considérés comme plus stratégiques. A savoir: l’industrie (4.0), la santé, le secteur public, le pharma, l’énergie.

Le but? “Mieux gérer et exploiter le savoir existant au sein du groupe Inetum”, souligne Johnny Smets, directeur d’Inetum Belgique.

Johnny Smets (Inetum): “Mieux gérer et exploiter le savoir existant au sein du groupe Inetum”.
Photo: Jim Bella

Prenant l’exemple du secteur de la santé, Eddy Volcher renchérit: “Nombre de problématiques dépassent les frontières. En santé, nous pouvons faire appel à des spécialistes espagnols, français, portugais, nous inspirer de projets réalisés dans d’autres pays, réutiliser le savoir. 

L’une des grandes tendances de l’heure, dans le secteur de la santé, est la constitution de réseaux hospitaliers. Ces regroupements impliquent que les établissements hospitaliers ont de nouveaux besoins en termes de partenariat informatique. Inetum est un acteur important en France. Nous pouvons donc exploiter le savoir développé en France dans le cadre de la constitution des GHT (groupements hospitaliers de territoire).”

Sur le terrain de l’industrie 4.0, Inetum compte surtout mettre en avant ses compétences en intégration, puisant dans les ressources des Shared Services Centers du groupe mais aussi parmi les effectifs belges, pour déployer des compétences en matière d’IoT, d’analytique, d’intégration de dispositifs, d’intelligence artificielle, de réalité virtuelle et augmentée, de vision assistée par ordinateur… “Au sein du groupe, des développements propres ont été réalisés par exemple en matière de lunettes AR/VR, d’algorithmes de vision assistée par ordinateur”, explique Johnny Smets. “L’implémentation et l’adaptation de ces solutions aux besoins spécifiques des clients passent par notre réseau de fablabs. Il en existe déjà un à Gand. Demain, un autre pourrait voir le jour à Mons…”

S’imbriquer davantage dans le tissu économique local

Autre moyen pour Inetum de jouer la carte locale – en ce compris donc du côté belge francophone: des actions dans le sens d’une implication sociétale. 

Comme d’autres, la société veut s’intéresser aux “décrochés” du numérique – autrement dit, aux personnes, plus spécifiquement du côté des jeunes, qui sont victimes de la fracture numérique, qui n’ont pas les moyens ou se désintéressent des potentiels que le numérique peut leur ouvrir, dans leur quotidien ou pour leur carrière. En partenariat avec l’asbl gantoise iDrops LIEN https://www.idrops.org, des formations aux digital skills seront organisées en divers endroits du territoire à destination de ces jeunes venus de milieux économiquement faibles ou en décrochage scolaire. Première action “Studio Digital”, côté francophone, à Charleroi. Mons pourrait suivre…

Transformer… la “transformation numérique”

Hype, buzz, slogan… Le monde informatique, depuis toujours, s’est bâti en partie sur des expressions et thèmes qui deviennent incontournables. Avant d’être remplacés par d’autres, plus neufs, plus interpellants, plus accrocheurs (à vous de choisir).

Rappelez-vous… Le bureau sans papier. La fin du réseau (local). Le monde dotcom. Les “smart cities” (ou le “smart” mis à toutes les sauces). Les communications “unifiées”. Le cloud (fait-on plus flou et plus nébuleux mais aussi plus holistique?). Ou encore la “transformation numérique” – en d’autres temps, on parlait d’automatisation, d’informatisation, mais il fallait renouveler…

Inetum, comme toute société ou tout grand nom de la consultance, se cherche elle aussi sans cesse une nouvelle thématique identitaire. L’argument qu’elle déploie désormais est le suivant: “la transformation numérique, c’est passéiste. Nous sommes entrés dans l’ère post-transformation numérique”. Slogan proposé par la société? Le “positive digital flow”. Sous-entendu: “le mouvement continu dans l’approche de déploiement de projets. Pour bien faire les choses, pour faire en sorte que les projets réussissent, il s’agit de remettre constamment en question le statu quo”, raisonne Thomas Verschueren, responsable marketing d’Inetum.

La notion de “flux” fait ici référence à la fois à ce mouvement perpétuel et au concept d’implication et continuité entre les axes opérationnel, stratégique et innovation d’une société.

Pour concrétiser ce concept sur le terrain, quels que soient la talle ou le secteur d’activités de la société-cliente, Inetum fait la promotion de sa méthodologie “accélérateur 4×4”, organisée en 4 activités (opérer, optimiser, inspirer, intégrer) et 4 paliers (“Spark” via des ateliers de sensibilisation ; “Flame”, via des ateliers davantage hands-on ; “Fire” pour le développement de concepts-démos et de produits préliminaires ou “MVP” ; “Rise”, avec mise en oeuvre de conseils, définition d’agenda et sélection de solutions).

Pour ce faire, selon le type de contrat passé par le client et selon ses besoins spécifiques, Inetum met à sa disposition plusieurs profils ou va jusqu’à la prise en charge et prise de responsabilité totale du projet de transformation numérique, intervenant comme intégrateur à part entière. L’approche 4×4 est assurée par une équipe de “gouvernance” de projet composée de profils multidisciplinaires: IT, RH, marketing, commercial…

La démarche, si le client y consent, se veut aussi proactive, Inetum assurant le suivi de ce fameux statu quo qui ne peut plus en être un. Et ce, selon les quatre dimensions – opérationnel, processus d’optimisation, inspiration (innovation), intégration.

“Nous proposons par exemple”, précise encore Johnny Smets, “des sessions d’informations mensuelles sur la technologie afin que le client se l’approprie et innove dans son métier. Notre but est également de pousser le client à adopter cet état d’esprit proactif.”

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