Attention : Nous mettons à jour notre gestion des abonnements. Si vous rencontrez un bug, n'hésitez pas à nous contacter à bugs@regional-it.be

Pour rester informé(e) des dernières actualités de l'IT en Belgique francophone, lisez ceci • Comment / Pourquoi s'abonner ?

La transformation digitale, une opportunité de carrière

Hors-cadre
Par Nicolas Debray · 09/04/2018
Partager

cible, flèche, ciblagePlus que jamais, la transformation digitale a fait des petites entreprises, le meilleur endroit pour commencer sa carrière.

La vie est un système dynamique qui est fonction du temps qui passe inexorablement. De nouvelles innovations, technologies, idées, besoins… prennent forme et poussent ainsi chaque entreprise à se transformer. En pleine ère digitale, la nécessité d’adopter ces nouveaux outils, ces nouvelles façons de faire, pour s’adapter à l’évolution des besoins de ces clients est devenue primordiale. C’est un must-have pour maintenir son avantage compétitif face à la concurrence et aux nouveaux entrants qui ne se reposeront pas sur leurs lauriers.

Jetons un oeil aux opportunités que cette transformation digitale peut représenter pour les jeunes diplômés qui sont sur le point de commencer leur carrière.

Carrière ou apprentissage

Il y a quelques années, Jack Ma, le fondateur d’Alibaba, avait partagé les conseils suivants en termes de gestion de carrière:

  • Source: Xpertize.

    sois un bon étudiant (en dessous de 20 ans); 

  • sois un bon boss (petite entreprise – 20-30 ans);
  • travaille pour toi (30-40 ans);
  • concentre-toi sur des choses sur lesquels tu es bon(ne) (40-50 ans);
  • travaille pour et investis dans des jeunes (50-60 ans)
  • prends du temps pour toi (plus de 60 ans).

Pourquoi quelqu’un, d’âgé entre 20 et 30 ans, devrait-il aller travailler dans une “petite entreprise”? Cela peut paraître assez surprenant comme vision! Pourtant, je ne peux pas ne pas être plus d’accord avec ce conseil! 

Ayant construit et géré moi-même une petite entreprise, je ne suis a priori pas la personne la plus objective en la matière… Mais ayant eu également l’expérience des grands groupes, en y travaillant ou en tant que partenaire, cela m’a apporté un certain recul et un sens critique nécessaire à la discussion.

Il est important de noter que lorsque je parle de petites entreprises, je fais surtout référence à de petites structures locales autonomes.

“Ce sont des milliers de PME qui restent dans leur ombre et passent sous le radar des jeunes diplômés comme autant d’opportunités.”

A la sortie des études, la plupart des étudiants ne sont souvent pas très bien préparés pour trouver leur premier job. Leurs préoccupations premières sont davantage liées à leur vie estudiantine qu’à “l’après” de celle-ci.

De ce fait, lorsque poussés par le temps qui passe, ils se retrouvent à devoir postuler, il est courant que ce soient surtout les noms des grandes entreprises, ayant pignon sur rue, qui leur viennent à l’esprit. Il s’agira des entreprises de leur quotidien (banques, entreprises automobiles, de produits de grande consommation, des gros commerces…) mais aussi le même genre de (grandes) entreprises présentes dans les foires à l’emploi et/ou qui proposent des stages. Du coup, ce sont des milliers de PME qui restent dans leur ombre et passent sous leur radar comme autant d’opportunités.

Ne pas juger un livre à sa couverture

Du point de vue d’un jeune diplômé, il n’y a rien de plus rassurant que de se diriger vers un gros poisson. Ce dernier offre bien souvent, au-delà de son nom, un titre rutilant, un package bien graissé, une belle ligne sur le CV, une sécurité et, chose encore plus importante, une reconnaissance sociale auprès des parents, des amis et… des jaloux. Malgré de nombreux progrès ces cinq dernières années, les petites entreprises continuent d’éprouver des difficultés sur le terrain du recrutement face aux gros.

bille recrutement personnageEn y regardant de plus près, on peut remarquer que les différents éléments évoqués sont tous liés à une forme de pression sociale. Le parcours de carrière professionnel idéal. Une vision très années 60-70-80 de notre société occidentale. 

Entre-temps, au cours des années ’90, la Silicon Valley a débarqué, avec l’émergence de l’Internet public, apportant cette vague de transformation qu’on appelle la Transformation Digitale. La question qui se pose dès lors n’est pas tellement par rapport à l’essence de ce qui est fait mais bien plus sur le comment, sous quelle forme. Que ce soit construire, communiquer, travailler, consommer, interagir…, la numérisation vient bouleverser le modus operandi jusqu’alors établi.

En effet, l’arrivée de ces nouvelles technologies de l’ère Internet challenge le statu quo des modèles dominants. Les personnes, les entreprises, les modèles établis se voient remis en question par de jeunes pousses. Le mouvement des start-ups se crée et devient la mode.

Lorsque j’ai obtenu mon diplôme en 2005, pas un seul étudiant, moi compris, n’était intéressé par ces boîtes technologiques ou même par l’entreprenariat. Seule la finance régnait. Quelque dix ans plus tard, il est devenu difficile de trouver un étudiant qui ne considérerait pas une offre d’emploi de Facebook, Google… avec l’ambition de changer le monde grâce à ces nouvelles technologies. 

Tech, start-ups et entreprenariat sont devenus les “new cool”.

Dans le deuxième volet de son raisonnement, à paraître demain, Nicolas Debray entrera dans le vif du sujet: “Small is beautiful”. A l’heure du tout-numérique et de la transformation socio-économico-professionnelle qu’il implique, rien de mieux qu’une PME avec un bon direct manager pour commencer sa carrière.

Nicolas Debray

associé-gérant chez Semetis

entrepreneur en résidence au Start Lab,

l’incubateur étudiants de l’ULB

 

Partager

Laisser un commentaire