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Les snacks numériques du lundi – analytique social, AI et business, écosystèmes de start-ups

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Par · 20/03/2017
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Informations ludiques ou décalées du secteur du numérique.

Cette semaine: quand l’analytique du “big & mixed data” veut venir au secours des enfants maltraités ; les sommes colossales que les grandes entreprises semblent être décidées à investir en intelligence artificielle au service de leur compétitivité ; et le nouveau classement mondial des meilleurs géo-/écosystèmes de start-ups.

A déguster en toute décontraction…

 

 

Sommaire

L’analytique au service des enfants maltraités

Aux Etats-Unis, SAS et Mindshare Technology ont lancé un programme analytique destiné aux services sociaux actifs dans le domaine de la protection de l’enfance. Les statistiques sont quelque peu effrayantes: en 2014, près de 1.600 enfants américains sont décédés pour cause de maltraitance…

Le but est de détecter les enfants présentant un risque élevé de maltraitance voire de mort en analysant en quasi temps réel les rapports de maltraitance ou de négligence que doivent traiter les travailleurs sociaux mais aussi d’élargir le spectre d’analyse en combinant ces informations avec d’autres sources: bases de données des services de justice pénale ou des services sociaux. Exemples d’informations utiles: les appels aux services d’urgence passés à partir du domicile, arrestation de membres de la famille, nouveaux venus dans le foyer, augmentation du taux d’absence à l’école…

La solution proposée prend la forme d’un tableau de bord où sont consolidées toutes les informations concernant chaque dossier, avec génération d’alertes visuelles en cas de franchissement du seuil “danger”.

En coulisses des logiciels d’analyse de texte, de nettoyage et déduplication de données, de mise en corrélation de dossiers, notamment, se chargent de tenir le tableau de bord à jour.

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Intelligence artificielle: nouvel eldorado business ?

Le département qui, aujourd’hui, utilise le plus l’intelligence artificielle (AI) est celui de l’informatique. 67% l’utilisent pour détecter des risques de sécurité et intrusions, des problèmes au niveau des utilisateurs ou pour déployer des processus automatisés.

A terme (d’ici 2020), 32% des responsables interrogés estiment que l’utilisation de l’AI se déplacera vers (ou s’étendra à) d’autres départements. A commencer par ceux du marketing, du commercial et du service à la clientèle. 20% estiment par contre que les gros utilisateurs seront les services administratifs (finances, planification stratégique, gestion du personnel).

Source: TCS.

L’impact sur l’emploi? Les responsables interrogés sont plutôt confiants puisqu’ils considèrent que s’il y aura perte d’emplois dans les tâches aujourd’hui assumées exclusivement par l’homme, elle ne sera que légère (4 à 7%). Et ils parient aussi sur la création de nouveaux postes et profils suscités par l’apparition de nouveaux services rendus possibles par l’AI.

Cette étude (1), réalisée par Tata Consulting Services, donne toutefois une vue partielle et très orientée de l’impact de l’AI dans la mesure où les entreprises interrogées sont toutes des géants (chiffre d’affaires mondial de… plus de 20 milliards de dollars).

Ce qui explique aussi les chiffres cités du côté investissements futurs en AI. 7% d’entre elles consacraient déjà, l’année dernière, un budget de plus de 250 millions de dollars et 2% de ces entreprises prévoient de dépenser plus d’un milliard de dollars en AI d’ici 2020.

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(1) L’enquête (intitulée « Getting Smarter by the Day: How AI is Elevating the Performance of Global Companies“) a été menée auprès de 835 hauts responsables de très grandes sociétés opérant dans 13 secteurs industriels (automobile, santé, sciences du vivant, industrie manufacturière…) et basées dans 12 pays (France, Allemagne, Royaume-Uni, Danemark, Suisse, Canada, Inde, Chine, Australie, Japon, Brésil et Mexique.

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Les “meilleures destinations” pour start-ups?

Quel est le palmarès des “meilleurs écosystèmes” de start-ups, autrement dit les régions ou villes qui s’avèrent les plus attractives et “performantes” en termes d’accueil et de couvaison de start-ups?

Startup Genome a comparé 55 villes de par le monde en analysant 8 critères jugés déterminants. A savoir: financement (facilité d’accès à l’investissement, expérience des investisseurs), rayonnement commercial, interconnexion à l’échelle mondiale (relations et réseaux internationaux), talents techniques (facilité d’accès aux talents, coût et qualité), expérience de la start-up (expérience de l’équipe et de l’écosystème, aptitude des dirigeants à motiver et à créer une culture d’entreprise), attractivité en termes de ressources, implication des grandes entreprises, ambition des fondateurs et stratégie.

L’évaluation des villes et régions a été faite par les start-ups elles-mêmes (plus de 10.000 ont été interrogées). Que peut-on retenir de ce “Global Startup Ecosystem Report 2017”?

Les 5 régions reines sont la Silicon Valley, la ville de New York, Londres, Pékin et Boston.

Londres gagne 3 places et se hisse donc en troisième position. Autre européenne: Berlin, classée 7ème, juste derrière Tel Aviv, et en progression de 2 places. Paris est 11ème et Amsterdam 19ème. A noter aussi une plus qu’honorable 14ème position pour Stockholm, qui fait son apparition dans ce peloton de tête.

Montréal, par contre, disparaît du Top 20, de même que Sao Paulo et Moscou. Deux villes canadiennes se maintiennent dans le classement, à savoir Vancouver (15ème en progression de 3 places) et Toronto/Waterloo (+ 1).

Singapour régresse de 2 places (désormais 12ème) tandis que Bangalore (Inde) recule de 5 positions et joue les lanternes rouges dans le Top 20.

Pékin semble être en pleine progression puisqu’elle était jusqu’ici absente du classement (“par manque de données”, expliquent les responsables de l’étude). Si elle se classe 4ème dans le classement général, elle revendique même la deuxième position pour le critère “startup experience”, devançant New York, Londres et Boston.

Le critère “connexion globale” joue de mauvais tours à Los Angeles qui dégringole de 3 places.

Quant à la Silicon Valley, elle donne des signes de faiblesse dans certains critères. Ainsi l’importance des salaires qui y sont pratiqués et quelques autres obstacles, qu’on pourrait qualifier de problèmes de luxe, impactent la capacité des start-ups à attirer des “talents expérimentés”. Résultat: la région n’est plus désormais plus considérée comme le lieu-phare pour ces talents et cède sa première place à Singapour.

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