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Eura Nova: “participer au cadre à offrir pour rétablir un équilibre genré dans les métiers IT et numériques”

Hors-cadre
Par · 17/09/2021
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La société néo-louvaniste Eura Nova, spécialisée dans les services et projets de gestion, d’optimisation stratégique, d’modélisation, analyse et exploitation de données, a décidé de se faire membre de l’association d’origine française Elles bougent (avec des antennes en Belgique et en Espagne) qui a pour finalité de lutter contre les stéréotypes qui tiennent les femmes éloignées des métiers IT et de mieux “évangéliser” les opportunités de carrière et la diversité des métiers possibles.

La raison de cette adhésion: la volonté de passer à l’acte pour (tenter d’)attirer davantage de femmes vers le monde de l’IT et, plus spécifiquement, de l’analytique et des “data sciences”, pour “rétablir l’équilibre” et faire bénéficier projets et sociétés de l’intérêt qu’il y a à s’appuyer sur la diversité – que ce soit en termes de compétences, de “perception”, d’attaque d’un défi. “Dans nos pays occidentaux”, explique la société, “trop peu de jeunes filles se lancent dans des carrières technologiques ou scientifiques. Pourquoi ce décalage notable entre homme et femme a ce niveau ? Difficile de le dire sans s’impliquer, ce que nous décidons de faire en tant qu’acteur du domaine…”

“Le but est de pousser plus loin notre conviction de la complémentarité. Complémentarité des métiers, complémentarité hommes-femmes. Complémentarité des cerveaux au sein d’équipe mixte”, raisonne plus avant Maryse Colson, responsable des relations extérieures et “culture manager” chez Eura Nova.

S’impliquer concrètement

En tant que membre d’Elles bougent, Eura Nova s’engage à participer ou à organiser des actions et encourage chacun et chacune de ses employé(e)s à faire de même. Sans obligation et selon ses propres préférences.

Chaque employé(e) pourra ainsi agir à l’avenir en tant que marraine (ou parrain) de jeunes filles, ou de “relais” (1) afin de guider, conseiller, informer les jeunes dans leurs choix d’étude et de carrière, de travailler à désamorcer les stéréotypes…

Que ce soit en tant que société ou via l’action des employé(e)s, Eura Nova se propose de participer ou d’organiser des événements, conférences sur le thème de l’égalité des genres en IT et en numérique, et de mener des actions à destination de trois publics plus spécifiques.

Tout d’abord les étudiantes du supérieur, “proches d’un parcours professionnel”. “Elles ont déjà fait le choix d’études scientifiques ou techniques”. La cible, à ce niveau, sera donc un public exclusivement féminin.

 

Maryse Colson (Eura Nova): “Nous avons choisi d’adhérer à Elles Bougent plutôt qu’à un autre organisme qui vise à susciter des vocations scientifiques et techniques auprès des jeunes femmes parce qu’elle vise spécifiquement la jeunesse. Or, c’est par là qu’il faut commencer.”

 

“Il s’agit dès lors de guider ces jeunes filles vers le monde du travail, de répondre aux questions qu’elles se posent. D’expliquer par exemple à des étudiantes en histoire, en philosophie, en droit, en littérature qu’il y a peut-être pour elles des places et fonctions intéressantes liées au numérique. Que ce soit par exemple en création de contenus ou dans des sociétés à forte orientation technologique.”

Pour rencontrer ce public féminin, Eura Nova choisira comme contexte des forums d’étudiants, des salons ou bourses d’emploi…

Deuxième public: les adolescents – filles ou garçons. “Le message à porter sera d’expliquer et de déconstruire certaines croyances envers les futurs métiers. De faire un sort à des stéréotypes du genre “les filles sont moins bonnes en sciences ou en maths”. C’est un âge où l’on ferme trop vite des portes par manque de confiance ou sous la pression du regard des autres.

En proposant des exemples inspirants, le but sera de décrédibiliser les stéréotypes. Ou encore de montrer la variété des métiers possibles.”

Pour ce deuxième public, le lieu de rencontre sera la classe.

Troisième public: les enfants du primaire, “pour les encourager à cultiver la curiosité, l’envie d’apprendre, le regard affûté”.

Une quatrième cible pourrait venir s’y ajouter: les enseignants eux-mêmes (hommes ou femmes). Comme d’autres observateurs, Maryse Colson reconnaît en effet que, parfois, voire souvent, c’est au niveau du contexte familial, social, voire pédagogique, que le bât blesse, que le discours décourage les filles de s’engager dans la voie des STEM. “Or, nous connaissons tous et toutes des enseignants qui ont marqué nos décisions. L’un des buts potentiels de nos actions sera donc d’apporter des outils adéquats aux professeurs” (sous-entendu, pour qu’ils puissent faire passer le bon message).

 

(1) Dans les faits, il y aura peu de différences entre ces deux rôles. En France, l’appellation “marraine/parrain” est réservé à ceux et celles qui ont le titre d’ingénieur tel que l’entend la terminologie franco-française. Ce qui exclut par exemple les “ingénieurs commerciaux” à la Belge. Les “relais” sont aussi par exemple des personnes travaillant au département vente ou ressources humaines, sans donc avoir forcément suivi elles-mêmes des formations scientifiques ou techniques.  [ Retour au texte ]

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