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BECI: le numérique, levier de “résilience” après le Covid

Hors-cadre
Par · 13/10/2020
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Source: BECI

Un Bruxelles “résilient”, la vision “post Covid-19” que veut concrétiser la BECI, la Chambre de commerce et d’industrie de Bruxelles, pour l’avenir de la Région-Capitale. Et cela passe notamment par une stratégie numérique.

Dans un document intitulé “Pour un Bruxelles résilient”, présenté comme le résultat d’un “travail collégial de secteurs, d’entreprises et d’experts impliqués et engagés dans le développement de Bruxelles”, le BECI voit l’avenir selon quatre axes. En plus du numérique, les trois autres leviers sont le “green”, l’emploi et la mobilité.

Changement de paradigme

Sans une infrastructure de communications robuste, passer la crise du Covid-19 et du confinement, en limitant les dégâts, grâce au télétravail et au basculement vers des transactions commerciales électroniques, n’aurait pas été possible. Ce qui fait dire au BECI que l’avenir, plus que jamais, requiert des confirmations et des avancées en la matière: “L’avenir est aux high speed networks et au déploiement connexe de la 5G, qui offrira aux besoins mobiles un temps de réaction réduit à rien et un volume de transfert multiplié par dix.”

 

BECI: “Nous préconisons la mise en place rapide d’un dispositif d’accompagnement des entreprises de retail pour leur permettre d’analyser les attentes réelles de leurs clients, les objectifs à se fixer et la stratégie à déployer (phygital, omnicanal…) afin de saisir toutes les opportunités de l’e-commerce et de compenser les diminutions d’achats en magasin physique.”

 

En matière de 5G, la Chambre de commerce demande à la fois une amélioration de qualité des réseaux, la création accélérée de groupes d’experts, le développement de projets-pilote à l’échelle locale, et une campagne d’information “rationnelle, en mode fact checking” à l’adresse des citoyens. 

Face aux nouveaux dangers et risques qu’entraîne une augmentation sensible des activités en-ligne (risques de cyber-attaques, failles de sécurité, compétences insuffisantes du côté des entreprises…), la BECI suggère d’organiser une campagne d’évaluation de la maturité numérique et de conseil, aidant les entreprises à progresser dans leur parcours de transformation numérique, à soutenir les nouvelles méthodes de travail (le fameux “NWOW”, et à se prémunir contre les nouveaux dangers.

 

L’appel de la BECI, lancé aux autorités, se décline donc en cinq requêtes:
– faire entrer le télétravail “dans le logiciel bruxellois comme une donnée durable”
encourager “fortement” le développement de l’e-commerce, “comme un paramètre de résilience, en ce compris auprès des plus modestes détaillants”
– généraliser le recours à des guichets électroniques pour les échanges entre administrations publiques et entreprises ou particuliers
– faire de la facturation électronique une norme “et la version papier l’exception” – et ce, “dans un horizon à trois ans”
– éviter “que le déploiement des réseaux de télécommunication fixes et mobiles rencontre des obstacles infranchissables à la qualité exigée par tous”.

 

Formation – passer en mode continu

Cet avenir davantage numérique qu’évoque la BECI implique bien entendu la nécessité pour les citoyens de pouvoir “se former massivement aux nouvelles technologies grâce à une politique proactive et généralisée de formation et de formation continue dans le domaine du numérique.”

Par ailleurs, pour lutter contre la fracture numérique et l’inégalité intra-territoriale, la BECI demande aux autorités publiques de consentir de nouveaux efforts en termes de connectivité “dans les maisons et dans les quartiers” et de créer “davantage de centres publics numériques [EPN] accessibles à tous et qui restent accessibles même en période de confinement.”

La crainte d’un confinement reste bien présente dans l’analyse que fait la Chambre de commerce. Et il touche évidemment tous les secteurs de l’économie mais aussi toutes les tranches d’âge. Côté formation et enseignement, le texte fait donc allusion à la nécessité d’augmenter la bande passante dont disposent écoles et universités mais aussi de “développer et prévoir des installations techniques qui permettent aux étudiants et aux enseignants de se déplacer, et non d’être bloqués devant leur écran.”

Il y aurait même là, selon le rapport, une opportunité pour la R&D, l’innovation et la création de pépites et d’emplois à Bruxelles. Le texte évoque ainsi de nouvelles technologies à développer pour la formation à distance telles que les images holographiques en 3D ou la programmation de nanoparticules “pour former des représentations 3D apparemment solides d’une personne à distance.”

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