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“Namur Green City Lab”: les projets namurois candidats à des fonds Feder

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Par · 28/04/2022
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Dans le cadre de l’appel à projets pour la programmation Feder 2021-2027, le Bureau Economique de la Province (BEP), la ville de Namur et le SPW ont constitué et vont déposer de concert un portefeuille de dix projets placés essentiellement sous le signe du développement durable, de préoccupations environnementales et de circularité. Avec, pour certains projets, quelques composantes orientées numérique. Nom générique: “Namur Green City Lab”.

A noter ici une précision importante: ces dix projets concernent exclusivement la ville de Namur, au sens large (cela inclut notamment des initiatives pour des entités situées en périphérie).

Rien n’empêche nullement que d’autres entités de la province de Namur constituent, elles aussi, des dossiers, qui devront être déposés auprès de la Région, pour une première phase de sélection, d’ici le 24 mai. Renaud Degueldre, directeur général du BEP, indique d’ailleurs qu’Andenne et Sambreville sont toutes deux en train de préparer un tel dossier. Avec éventuellement d’autres candidatures pour des projets moins ambitieux qui pourraient encore venir d’autres collectivités.

 

Le portefeuille de projets Namur Green City Lab s’inscrit dans le prolongement des projets Innovative City Lab déposés et décrochés par la ville dans le cadre de la programmation Feder 2014-2000.
A l’époque les fonds européens avaient notamment permis de financer en partie le hub créatif Trakk et la solution STI (système de transport intelligent) développé par la ville.

 

Dans le présent article, nous nous concentrerons exclusivement sur les quelques projets du “portefeuille” BEP-ville-SPW (voir plus de détails en encadré, en fin d’article) qui comportent des doses et/ou des orientations numériques.

A commencer par un projet “smart monitoring et mobilité active” qui vise à combiner promotion de la mobilité durable (modes de transport “doux” et/ou collectifs) et surveillance-amélioration de la qualité de l’air.

Ce projet vient se greffer et est en fait la phase de diversification des dispositifs de collecte de données déployés depuis quelques semaines sur les camions dits “sentinelles”, les camions de collecte d’immondices qui sillonnent la province de Namur.

Pour l’heure, la seule finalité de collecte des données est l’objectivation des débits de connectivité 2G, 3G, 4G du territoire.

Multiplier et diversifier les types de capteurs embarqués sur les “camions-sentinelle”…

La deuxième phase porte sur l’inclusion de capteurs de qualité d’air, en collaboration avec l’ISSeP, institut scientifique de service public dédié notamment à la surveillance de l’environnement et à la prévention des risques et nuisances. Relire l’article que nous y avons consacré en mars. 

Pour marier, comparer et jauger des interactions entre modes de transport, flux de circulation et qualité d’air et pour en retirer des enseignements réellement utiles pour des décisions en matière d’aménagement territorial ou de plan de mobilité multi-modal, d’autres capteurs devront naturellement être installés en d’autres endroits. Le projet, indique-t-on dès lors au BEP, inclut un volet de financement pour l’acquisition de capteurs. Certains pourraient être installés aux abords des écoles. D’autres seront sans doute “embarqués” dans divers types de véhicules.

L’idée est de faire développer et de mettre en oeuvre un ensemble cohérent d’outils numériques: capteurs, plate-forme open data, agrégation, mutualisation et diffusion de données. Objectif: collecter, analyser et extrapoler des données de “mobilité active” (traditionnelle, douce, collective, mutualisée) et d’impact environnemental.

Les contours plus précis et la teneur exacte du projet devraient être communiqués à un stade ultérieur.

 

BEP: “Couplé à la récolte et à l’interprétation de données relatives à la qualité de l’air, l’outil de monitoring de mobilité active constituera un véritable outil de sensibilisation à l’impact environnemental et de santé publique liées à nos comportements en termes de mobilité”.

La mobilité, l’un des fils rouges des projets

On retrouve le concept de mobilité et, dans une moindre mesure, sa dimension multi-modalité dans divers projets du “portefeuille” concocté par les trois acteurs namurois. Souvent, des solutions numériques interviendront en support. Citons quelques exemples:
– outils de gestion associés à l’aménagement de parkings de covoiturage, en périphérie de la capitale wallonne, pour délester la ville de ses flux de trafic
– implantation de bornes de recharge pour véhicules électriques et de stations de vélos partagés dans un nouveau parking près de Namur Expo (qui nécessiteront des logiciels de gestion)
– applis mobiles pour la mise en oeuvre de trois parkings de co-voiturage et de dispositifs de transport en commun permettant de relier Couvin, Walcourt et Ciney à Namur
– installation de feux de signalisation intelligents pour la circulation des bus circulant en site propre dans l’axe reliant le “mobipôle” (site de dissuasion) d’Erpent au centre-ville (quartier administratif de la place Joséphine Charlotte).

Un nouveau “village” pour start-ups

Un deuxième incubateur de jeunes entreprises, placé davantage sous la bannière du green, devrait voir le jour à proximité immédiate du hub créatif Trakk. Ce “green startup village” ne visera toutefois pas la seule thématique environnementale puisqu’il accueillera potentiellement des porteurs de projets d’économie sociale, de formation numérique et de “silver economy” (notamment l’e-santé au service des aînés).

Le but de ce “village” sera de venir à la fois renforcer d’autres initiatives encore éparses, à Namur, dans ces diverses thématiques, et de les rendre plus cohérentes. Voire de les prolonger par une dimension accompagnement de start-ups.

Deux exemples. Côté “silver economy”, le nouveau “village” pourrait venir en complément des initiatives qui se déploieront aux abords de Namur dans le nouveau parc d’activités Care-Ys. “Des synergies ont déjà été initiées entre ce parc et les universités et les hôpitaux. Mais il reste un lien à créer entre le potentiel d’innovation émanant des hôpitaux et les projets de start-up ou de spin-offs suscités par l’université et l’étape entrepreneuriale”, indique Renaud Degueldre. “Le but est donc notamment d’amplifier l’écosystème e-santé et d’accueillir au sein du Green Startup Village de jeunes pousses alors que le parc Care-Ys accueillera davantage des acteurs d’une toute autre ampleur.”

Même complémentarité recherchée pour l’axe “e-lab” (formations numériques) du futur Village: “des formations numériques sont déjà organisées au sein du Trakk mais il faut aussi y ajouter le nom de Form@Nam. Sur Namur, on dénombre cinq ou six entreprises qui gravitent autour de la formation numérique…”

10 projets à trois

Dans le cadre de ce portefeuille de projets, les trois partenaires portent, chacun, un ou plusieurs projets qui, toutefois, “répondent aux mêmes objectifs. Si nous les déposons ensemble, c’est pour mieux démontrer la cohérence entre chacun des projets qui constituent de ce portefeuille”, explique Renaud Degueldre (BEP).
La Ville de Namur présente et porte trois projets. Le BEP (axe Expansion et Environnement) prend le gros du portefeuille à son compte, avec 8 projets. Ce qui en laisse un piloté par le SPW, en l’occurrence le projets de parkings de co-voiturage pour Couvin, Walcourt et Ciney.

Hauteur globale de financement Feder espéré pour les 10 projets: 48,7 millions d’euros. A noter que le financement européen représente 40% du coût global des projets, la Région prenant 50% du financement à son compte et les 10% restants étant assumés par les acteurs bénéficiaires. [ Retour au texte ]

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