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Teckno2030 in Action : réfléchir concrètement à la bonne appropriation des technologies en santé

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Par · 05/04/2022
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Tekno2030 en Action. Tel est le nom d’un programme financé par le Fonds Dr Daniël De Coninck, géré par la Fondation Roi Baudouin, fonds dédié à l’innovation et au renforcement des soins de première ligne. Il sera mis en oeuvre essentiellement par la société de consultance Yuza, spécialisée en santé et qualité de vie, pilotée par Lara Vigneron, cofondatrice du living lab en santé WeLL, et le LiCaLab (living and caring lab), un living lab et centre de recherche de la Haute Ecole flamande Thomas More.

Le programme, qui se déroulera pendant un an, avec participation de neuf autres acteurs (voir encadré en fin d’article), se donne pour objectif de “développer une boîte à outils à destination des professionnels de santé, des concepteurs de technologies et des citoyens pour répondre de manière concrète à leurs questions concernant la technologie.”

L’enjeu? Aider les professionnels de soins à choisir, selon des critères objectifs, la meilleure solution possible, compte tenu du contexte et de la finalité. Que ce soit une solution à finalité médicale, clinique, thérapeutique ou d’aide à la gestion de leurs tâches quotidiennes.

Par un effet miroir, l’enjeu est également de fournir le même type de ressources et d’“outils” aux citoyens-patients, afin qu’ils puissent mieux décider de la meilleure solution ou appli possible, en comprenant les implications que peut avoir leur choix sur la qualité des soins que favorise ladite solution ou encore sur le sort qui est réservé aux données qu’ils fourniront, consciemment ou non.

Parallèlement, l’action visera à prodiguer des conseils aux développeurs de solutions afin qu’ils prennent mieux en compte les contraintes et préceptes s’appliquant au monde de la santé. 

 

Lara Vigneron (Yuza): “Le but est de déterminer quelle méthode, quel outil, utiliser pour guider la réflexion de chacun des trois profils visés pour qu’ils s’approprient les principes directeurs de l’e-santé. Certains outils existent déjà. Les échanges permettront de déterminer ceux qui sont pertinents. Et s’il s’avère qu’aucun ne convient réellement, Teckno2030 en Action passera par un processus de co-création avec les membres de la communauté créée.”

 

Pour atteindre ces objectifs (développer une méthodologie d’accompagnement des choix techno en santé et définir des préceptes de conception), Tekno2030 en Action organisera 13 rencontres “ouvertes à tous”, afin de “rassembler patients, professionnels de santé et concepteurs de technologies” et, ce faisant, favoriser la naissance d’une “communauté de pratiques et d’échanges autour des huit principes directeurs, définis dès 2020 par la Fondation Roi Baudouin et le fonds Dr Daniël De Coninck, afin de faciliter leur mise en œuvre et de mieux les faire connaître”.

Ces huit “principes directeurs”, aussi appelés “caring technology principles”, répondent à trois règles majeures:
– promouvoir une technologie humaine et une gestion des données au service du citoyen
– soutenir l’ancrage sociétal
– surveiller la qualité et la cohérence du système.

Les huit “principes directeurs” visent donc à favoriser l’autonomie des patients, la conception de technologies ouvertes, accessibles et intégrées, l’éducation des citoyens à la santé, la gouvernance partagée entre toutes les parties prenantes, la transparence et la protection des données, l’aptitude à évaluer la qualité des solution, et une cohérence entre politiques et besoins sociétaux.

Depuis près de deux ans, les huit principes sont repris dans une charte, offerte à la signature par tout prestataire de santé ou concepteur de solution (e-)santé. Vous la trouverez sur le site du Fonds Dr Daniël De Coninck.

Quatre premières sessions

D’avril à juin, les quatre premières réunions viseront essentiellement un public francophone. En effet, le constat qui a été posé, suite à l’action Teckno2030 menée par la Fondation Roi Baudouin voici deux ans et qui a débouché sur la définition des huit “principes directeurs” évoqués, est que la connaissance de ces principes, de leur finalité et utilité, est moins répandue côté francophone.

Dès lors, le but des quatre premières sessions sera de conscientiser un public le plus large possible (professionnels de santé, patients, concepteurs de solutions) à leur existence, souligne Lara Vigneron. Lors de chaque session, deux orateurs viendront expliquer et faire découvrir les enjeux majeurs, avec aussi invitation aux participants de formuler leurs réactions face au sujet abordé.

Parmi les premières thématiques abordées: le partage des données de santé (pourquoi? comment? quels garde-fous?) ou encore l’intelligence artificielle en santé.

En voici le programme:

– 22 avril: session en-ligne consacrée aux “Regards sur l’engagement des citoyens et des patients dans l’introduction de nouvelles technologies en santé (en particulier des objets connectés)”. La session se penchera plus particulièrement sur une réalisation québécoise.
– 3 mai: rencontre en présentiel, pilotée par l’association LUSS (à Namur). Sujet: “Le partage des données de santé – Pourquoi? Comment? Quels garde-fous? La participation des patients et des citoyens mise en pratique : perspective de l’industrie”
– 24 mai: rencontre en distanciel sur le thème des “technologies inclusives” et la mutualisation des savoirs des soignants
– 22 juin : session organisée à Bruxelles à la Fondation Roi Baudouin: “Comment mieux identifier les besoins non rencontrés des patients afin que notre système de santé réponde davantage à la demande qu’à l’offre?”. Avec également une session sur l“exploitabilité” de l’intelligence artificielle dans le domaine de la santé.

Plus de détails et inscriptions sur le site Internet de Yuza.

Les partenaires

Yuza ; l’association LUSS (fédération francophone des associations de patients et de proches) ; l’asbl PPLW (Plate-forme de Première Ligne Wallonne) ; BruSano, plate-forme bruxelloise de soins palliatifs ; l’Infopole Cluster TIC ; Lifetech.brussels.

Et côté flamand: le LiCaLab (living and caring lab, un living lab et centre de recherche de la Haute Ecole Thomas More ; Vivel (Vlaams Instituut Voor de Eerste Lijn) ; la Vlaamse Platiëntenplatform, l’Academie voor de Eerste Lijn ; Flanders.healthech.
Yuza et le LiCaLab organisent les ateliers et procéderont à l’analyse des échanges en vue de développer la “boîte à outils” et les méthodologies devant guider réflexions et choix par les trois profils visés (professionnels, patients, concepteurs).
Le programme est financé par le Fonds Dr Daniël De Coninck.

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