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Quelles priorités pour la stratégie IA de la Région bruxelloise? Le FARI se penche sur la question…

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Par · 07/03/2022
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L’un des quatre projets-pilote sur lequel travaille l’institut FARI (institut de recherche, d’innovation et de déploiement de solutions en intelligence artificielle de la Région bruxelloise) porte sur… l’“élaboration de la stratégie bruxelloise en matière de développement de l’IA”. Et ce, de manière plus spécifique, pour améliorer le fonctionnement des services publics qui relèvent de son champ de compétences (emploi, économie, mobilité, environnement, aménagement du territoire, politique de l’énergie…).

L’intervention du FARI se définit en termes de conseils, d’identification d’opportunités et de priorisation de projets, “afin de développer une vision concrète sur la manière dont l’IA peut améliorer le fonctionnement de la Région dans son ensemble, et d’établir une feuille de route stratégique en collaboration avec le CIRB [service informatique de la Région bruxelloise]”, explique Nicolas van Zeebroeck, professeur en économie et stratégie numériques à la Solvay Brussels School (ULB), en charge de la coordination de ce projet.

L’objectif est notamment de veiller “à la cohérence des projets, à une mutualisation optimale” des compétences des chercheurs de l’ULB et de la VUB, et à une mise en adéquation la plus précise possible avec la réalité de terrain.

Bien entendu, à l’issue de la mission confiée au FARI, les recommandations et pistes stratégiques esquissées seront soumises à l’appréciation et à la décision des instances régionales, à commencer par le ministre Bernard Clerfayt, en charge notamment des portefeuilles Simplification administrative et Transition numérique.

Vision globale et priorités

La mission du FARI durera un an. Pour l’heure, l’équipe qui a pris les rênes du projet (quatre professeurs de l’ULB et de la VUB et trois chercheurs présentant des expertises en stratégie et/ou en technologies numériques et IA) en est encore à jeter les bases, à débroussailler les pistes possibles, à définir les axes sur lesquels travailler plus spécifiquement.

“Notre travail d’analyse s’organisera en deux approches convergentes”, indique Nicolas van Zeebroeck. “Une approche top down qui consiste à identifier les défis de la Région et de son fonctionnement, et une approche qui s’appuie sur la réalité des départements et services administratifs pour faire émerger des pistes de solutions permettant de fluidifier et d’améliorer les services et la concrétisation des responsabilités de la Région.

Il s’agit de dégager à la fois une vision globale et des priorités, d’observer systématiquement quelles sont les expertises métier, les potentiels de l’IA, pour l’ensemble des services et des fonctions administratives bruxelloises et ainsi d’identifier les meilleurs applications possibles de l’IA”.

Un travail “à l’ancienne”

Pour effectuer ce travail, il ne sera fait aucun recours à… l’intelligence artificielle ou à de quelconques outils d’analytique automatisée. “De multiples interactions seront nécessaires entre les chercheurs du FARI et les services de la Région. Nous fonctionnerons en mode “brain and paper”, ce qui sera plus efficace que si on devait faire appel à l’intelligence artificielle dans la mesure où cela nous obligerait de développer des systèmes et de collecter une masse de données” (à alimenter dans la “machine” pour qu’elle régurgite des conclusions et recommandations).

Le travail, manuel, traditionnel, porte donc sur l’identification d’applications, de compétences existantes ou à développer, sur la composition et les caractéristiques de l’infrastructure informatique existante, sur l’identification des lacunes et des besoins à combler – au niveau infrastructure mais aussi compétences et processus métier.

Ce dernier aspect – l’analyse des processus métier – sera particulièrement déterminant pour préciser ce qu’il faudra adapter et comment, “compte tenu du fait, notamment, que l’IA implique énormément de choses, en ce compris en termes de réglementation, de légalité d’analyse et d’exploitation des données…”

Les premiers travaux de débroussaillage et de balisage, en collaboration avec diverses institutions bruxelloises, ont commencé avant la Noël 2021 et se poursuivent en ce début d’année. “Nous auront une première vision complète d’ici juin”, indique Nicolas van Zeebroeck.

Un volet tout aussi important de la mission confiée au FARI, sur base des besoins et opportunités identifiés, concerne l’identification des priorités stratégiques pour la Région. Atterrissage planifié de la mission: fin 2022, “avec un premier prototype de stratégie en décembre”.

Le CIRB, comme on l’a vu plus haut, sera le partenaire pour la mise en place des actions et projets qui seront identifiés.

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