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OncoDNA: un accord avec Sophia Genetics pour une analyse génomique encore plus efficace

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Par · 06/10/2021
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Là où deux scale-up de la health tech et de la data driven medicine se rencontrent… La Belge OncoDNA a tout récemment passé un accord avec la société suisse Sophia Genetics, spécialisée dans l’analyse de données génétiques et génomiques, en vue de proposer aux laboratoires les éléments technologiques nécessaires pour “faciliter l’analyse et l’interprétation du profilage génomique”.

(1) OncoKDM (Knowlegde Driven Medicine) est une plate-forme Web, proposée en mode SaaS (software as a service), qui opère comme une solution d’aide à la décision à destination des biologistes moléculaires, des oncologues ou des pathologistes dans le cadre de la définition d’un traitement personnalisé à prescrire pour les aux patients souffrant d’un cancer.

Aux termes de l’accord, OncoDNA, positionnée sur le terrain de la théranostique (analyses génomiques et anatomo-pathologiques dans le domaine de l’oncologie) adaptera sa plate-forme d’interprétation OncoKDM (1) de telle sorte à la rendre compatible avec la solution SaaS Sophia DDM, pilotée par algorithmes. 

Objectif de l’accord passé entre les deux sociétés: “permettre l’analyse et la traduction automatique de données gnomiques complexes collectées par la solution Sophia DDM en conseils directement exploitables, permettant aux utilisateurs de générer des profils génomiques tumoraux et des rapports individualisés”.

OncoDNA a vu dans Sophia Genetics un partenaire à la dynamique intéressante – et offrant une utile complémentarité: “il s’agit d’un leader mondial de la santé qui avait besoin d’une solution d’interprétation plus approfondie”, explique-t-on chez OncoDNA.

La combinaison des potentiels des deux plates-formes devrait permettre aux laboratoires de renforcer leurs propres potentiels d’analyse et d’identification génomique, et, comme l’expliquait l’un des labos clients de Sophia Genetics, “de mieux analyser rapidement l’éventail sans cesse croissant de gènes liés au cancer, d’identifier des essais cliniques ou des médicaments associés à des bio marqueurs, et de se concerter, entre professionnels, sur des cas complexes via des réunions et des tumor boards virtuels.” 

La plate-forme OncoKDM s’appuie sur la base de données d’OncoDNA qui, selon les dernières indications publiées par la société carolo, répertorie plus de 4,5 millions de variants génétiques, 1.150 médicaments anti-cancer et les données provenant de plus de 7.000 essais cliniques.

Même si elles ont comme terrain de jeu commun l’analyse de données génomiques et génétiques, les deux sociétés se sont donc trouvées des complémentarités. “Sophia Genetics est surtout active dans l’analyse primaire et secondaire des données, c’est-à-dire par exemple la détection et l’identification de variants [dans le cadre du cancer].

Leur solution permet donc aux chercheurs et aux professionnels d’identifier plus rapidement les données pertinentes dans la masse”, explique Mélanie Moxhet, responsable marcom chez OncoDNA. “Mais ce qui leur manquait – et ce qu’apporte OncoDNA – , c’est la capacité à faire le lien entre le profil génétique d’un patient et de sa tumeur et les avantages de tel ou tel traitement, de manière ciblée et personnelle. Pour le moment, ils offrent notre solution OncoKDM à part, en option. D’ici plus ou moins six mois, nous pouvons envisager qu’OncoKDM sera intégré complètement dans Sophia DDM” 

Pour proposer une solution unique combinant les caractéristiques et points forts des deux plates-formes actuelles, des adaptations devront y être opérées de part et d’autre. Pour l’heure, aucune date précise n’a encore été communiquée au sujet de la mise sur le marché de la solution commune mais l’espoir est donc de pouvoir le faire à horizon de six mois.

Petit portrait rapide, pour terminer, de Sophia Genetics… La société a clairement pris place dans le peloton des scale-up. Cette jeune pousse du canton de Vaud avait déjà réussi un nouveau tour de table à hauteur de 110 millions de dollars à la fin 2020 (avec participation du fonds d’investissement israélien aMoon, du japonais Hitachi Ventures et de plusieurs acteurs suisses dont le fonds genevois Endeavour Vision, la banque Pictet, le Credit Suisse et Swisscom Ventures). Elle vient… d’entrer au Nasdaq. Une étape supplémentaire dans une stratégie de croissance à l’international dont les Etats-Unis sont un bastion essentiel.

Sa clientèle se compose exclusivement d’établissements hospitaliers, de laboratoires pharmaceutiques et de sociétés biotech.

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