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30 projets d’“appropriation numérique” à Bruxelles pour lutter contre le fossé et l’inégalité numériques

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Par · 25/06/2021
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30 projets (dont 24 francophones) ont finalement été retenus dans le cadre de l’appel à projets “Digital Brussels” initié par la Région de Bruxelles-Capitale, la Fondation Roi Baudouin et la Coordination Inclusion Numérique régionale, dans le cadre plus large du plan d’actions 2021-2024 approuvé par le gouvernement bruxellois en février de cette année.

Thématique de cet appel à projets: favoriser l’appropriation du numérique par tous les citoyens, en ce compris les individus davantage “précarisés” (pour des raisons d’environnement socio-démographique défavorisé, de niveau de revenu insuffisant, de problème de santé et/ou de niveau de diplôme peu élevé).

Pour être sélectionnés, les projets devaient s’inscrire dans l’un des trois concepts suivantes: “accessibilité à l’outil numérique, formation dès le plus jeune âge, accompagnement de la société vers une transformation numérique accessible à tous les publics”.

Petit coup d’oeil sur le contenu et les objectifs de certains de ces projets. On y trouve de tout – c’était d’ailleurs là l’objectif: n’oubliez personne au bord ou dans les ornières du chemin numérique…

Sont donc sélectionnés, des projets renforçant des EPN, notamment, comme à Etterbeek, pour l’accompagnement d’adolescents dans le cadre de leurs devoirs scolaires, recherche d’emploi ou démarches administratives. Ou encore à Saint-Gilles où la formule choisie est celle d’EPN mobiles, se déplaçant au plus près des demandeurs, en allant planter sa tente épisodiquement dans les bâtiments de diverses organisations sociales de l’entité.

Le principe de la mobilité, du “je viens vers vous” est également au coeur du projet du centre culturel d’Evere, qui a imaginé un “informaticien public à domicile”: “Un informaticien public se rend au domicile des personnes en situation de fracture numérique pour les former, les aider dans des démarches en ligne et les rendre plus autonomes”.

Même principe au CPAS de Jette qui prévoit, à destination des seniors, des “visites à domicile pour les aider à utiliser ces outils lors de diverses démarches”.

Les seniors, en effet, ne sont pas oubliés… A Bruxelles-Ville, le principe des aidants et “buddies” sera mis à contribution, en plus de l’organisation d’ateliers, pour aider des seniors à renforcer à la fois leurs compétences et la confiance qu’ils ont (trop peu) face au numérique.

Source: ClassContact (asbl Take Off)

Le “mieux apprendre” se retrouve évidemment aussi en fil rouge des projets retenus.

L’un d’eux (porté par l’asbl Take Off, désormais rebaptisée ClassContact) vise à permettre à de jeunes malades hospitalisés ou suivant des soins à domicile, provenant de familles défavorisées (tranche d’âge concernée: 5-18 ans), de garder malgré tout le contact avec leur parcours scolaire. Que ce soit donc au départ de l’hôpital ou de la maison, grâce au financement d’équipement (ordinateur, webcam…).

Autres publics-cible: les femmes et/ou mamans “fragilisées”, les migrants et primo-arrivants, les NEETs (not in éducation, employment or training), les jeunes fréquentant le écoles de devoirs, les demandeurs d’emploi, les personnes souffrant d’handicap physique ou mental… Voire même les sans abris. A Etterbeek, un projet vise à mettre des terminaux à écran tactile à leur disposition pour leur permettre d’accéder plus aisément à des sites d’aide et d’information.

On le constate à nouveau au travers des publics, multiples et variés, auxquels s’adressent les projets retenus, la “fracture numérique”, le no-man’s-land numérique prend de multiples formes, plus ou moins visibles et le chantier demeure, plus que jamais, énorme. Le but poursuivi est l’insertion (ou la réinsertion) sociale, culturelle, professionnelle, le soutien et l’autonomisation pédagogique, l’aide à la parentalité (plus particulièrement compliquée pour certains face à un monde et des exigences d’aptitudes de plus en plus complexes), le “pied à, l’étrier” pour maîtriser les bases du quotidien (que ce soit une “simple” démarche administrative ou des notions de programmation ou d’usage numérique).

Chaque projet sélectionné bénéficiera un financement allant de 5 à 15.000 euros.

A Woluwe-Saint-Lambert, des “laptop-thèques” ont vu le jour. De quoi mettre à disposition de familles fragilisées ou de jeunes qui n’en possèdent des portables qui, précédemment, avaient été récoltés au travers d’un campagne de dons à l’attention des particuliers et d’entreprises de la commune. Source: Dynamic TamTam (Woluwe-Saint-Lambert).

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