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FARI: nouvel institut de recherche dédié à l’IA à Bruxelles

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Par · 16/03/2021
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L’ULB et la VUB lèvent officiellement le voile sur un nouvel institut de recherche – mais aussi de démonstration et de sensibilisation – dédié à l’Intelligence Artificielle, plus spécifiquement dans la perspective d’une utilisation “vertueuse” au service de la société et de l’“intérêt général”.

FARI – c’est son nom de baptême – a décroché d’un budget de 10 millions d’euros auprès de la Région de Bruxelles-Capitale, dans le cadre du plan de relance, et bénéficiera d’un support structurel par le biais de la Fondation Roi Baudouin.

Il opèrera selon trois axes: un centre de recherche dédié à l’innovation ; un “think tank / data tank” au service de la société et d’objectifs d’impact sociétal et d’exploration des aspects éthiques de l’IA ; et un centre de tests et d’expérience en intelligence artificielle, permettant d’évangéliser à destination d’un large public et d’expérimenter l’IA (via des conférences, des living labs, des ateliers de co-création). S’y ajouteront aussi des formations.

Ses recherches (quelque 300 chercheurs pourront potentiellement être sollicités) s’orienteront dans le sens d’une IA “fiable, éthique, transparente, accessible”. Objectif: “aider les citoyens, les politiciens, les entreprises et les associations sans but lucratif à relever les défis immédiats ou à plus long terme”.

FARI en quelques chiffres
  • Plus de 300 chercheurs
  • 10 labos de recherche (ULB et VUB)
  • 15 disciplines

Dans une dimension davantage orientée recherche, les trois axes qu’explorera et croisera FARI sont l’IA (“explicable et fiable”), les données, et la robotique. Mais le FARI se veut aussi multi-disciplinaire, incluant donc des disciplines telles que les sciences sociales, la recherche éthique, le juridique…

Parmi les domaines que touchera l’“Artificial Intelligence for the Common Good Institute”, citons la mobilité, les transports, les soins de santé, le développement durable…

L’une des particularités de l’Institut FARI, qui élira domicile au centre de Bruxelles (à BeCentral) fin avril ou début mai, sera d’impliquer intimement la société civile et les citoyens dans ses projets, que ce soit en amont, pour la réflexion sur les finalités à poursuivre, ou davantage dans le cadre des projets de recherche et ce, afin que le “common good” soit réellement approprié par les premiers intéressés – chose d’autant plus importante au vu du côté “sensible” de l’Intelligence Artificielle.

Un programme qui s’organise

Le rayon d’action et de sensibilisation du FARI dépassera largement les frontières belges, via des collaborations avec les réseaux d’universités européennes dont les deux universités bruxelloises sont membres. Des liens plus particuliers ont également été tissés avec le MILA, l’Institut d’intelligence artificielle de Montréal.

Première conférence inscrite au programme (en dehors d’une conférence dédiée à l’IA et au cadre juridique pendant la Belgian AI Week): “Transparent AI in cities”, le 29 mars (via weKonekt.brussels)

Le plan stratégique et le plan d’actions du nouvel institut sont encore en phase de définition mais Hughes Bersini, co-directeur du laboratoire Iridia de l’ULB, a d’ores et déjà donné trois exemples de projets sur lesquels le FARI planche en ce moment. A savoir:
– le développement d’une application d’IA orientée MaaS (mobility as a service), dans le but de permettre aux acteurs locaux et, plus particulièrement, aux décideurs (politiques notamment) de reprendre la main sur l’analyse des données et l’usage qui en est fait, en termes de services aux citoyens ou à la société (au lieu d’être laissées à des acteurs tels que Google) ; par exemple, pour y inclure des dimensions utiles à chacun (pollution…)
– une solution de type “cockpit” pour aiguiller les patients vers les bons centres de vaccination (la situation actuelle posant des problèmes d’optimisation du processus de vaccination)
– une solution basée sur algorithmes qui permettrait de trouver une solution – enfin – efficace et acceptable pour le Décret Inscription en Fédération Wallonie-Bruxelles ; “de multiples pistes sont possibles, selon le type de corrélation que l’on désire prendre en compte pour orienter un élève vers telle école plutôt qu’une autre”, soulignait Hugues Bersini. “Le matching pourrait par exemple être totalement aléatoire. Mais une chose dont je suis intimement convaincu, c’est que le citoyen devrait avoir son mot à dire au niveau du processus de réflexion devant mener au choix des paramètres de matching qui sont utilisés…”

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