Attention : Nous mettons à jour notre gestion des abonnements. Si vous rencontrez un bug, n'hésitez pas à nous contacter à bugs@regional-it.be

Pour rester informé(e) des dernières actualités de l'IT en Belgique francophone, lisez ceci • Comment / Pourquoi s'abonner ?

HackYourFuture: un “bootcamp” pour réfugiés et primo-arrivants

Article
Par · 10/11/2020
Partager

HackYourFuture, école de codage spécifiquement orientée vers un public de réfugiés et de primo-arrivants, a démarré un “bootcamp” en collaboration avec Microsoft. Objectif: donner la possibilité, aux personnes qui viennent de boucler un parcours de formation en programmation d’une durée de huit mois, de mettre leurs acquis en pratique dans le cadre d’un projet concret à impact sociétal.

Durée du travail sur le projet: un mois.

Les apprenants – ils et elles sont 11 au total, 7 hommes et 4 femmes, réparti(e)s en deux équipes – pourront ainsi plancher sur deux projets. L’un vise le développement d’une application servant à enseigner les tables de multiplication aux enfants dans les pays en voie de développement, l’autre porte sur le développement d’une solution permettant à des artistes d’organiser des concerts virtuels en période de distanciation sociale et de confinement. “Les participants, fraîchement diplômés de notre école de codage développeront ainsi leur premier produit. Le bootcamp leur sert en quelque sorte de stage”, souligne Manon Brulard, coordinatrice de HackYourFuture Belgique.

Un programme pour mettre le pied à l’étrier

Inauguré en 2018 en Belgique, où il bénéficie du soutien du Digital Skills Fund, le programme HackYourFuture a vu le jour deux ans plus tôt à Amsterdam avant d’essaimer à Copenhague, Malmö et Athènes. L’initiative a également gagné l’Angleterre mais y porte le nom de “Code Your Future”.

Aujourd’hui, signale Manon Brulard, “les trois sections locales les plus actives sont celles d’Amsterdam, de Copenhague et de Bruxelles. Les différentes sections sont toutes indépendantes les unes des autres mais prennent part à des sessions de partage de connaissances pendant un “summit” collectif organisé chaque année.”

Parmi les formations dispensées (en anglais), citons HTML, CSS, JavaScript, NodeJS, SQLite, React, ainsi qu’un module de gestion de projet.

Hormis le fait que le public visé est clairement celui des réfugiés et primo-arrivants, il ne faut pas nécessairement posséder des connaissances préalables spécifiques – “les backgrounds sont variés – professeurs de maths, journalistes, anciens militaires…”, souligne Manon Brulard. Il y a par contre quelques conditions à remplir pour être admis au programme. A savoir, “une connaissance intermédiaire de l’anglais, avoir entamé une démarche de demande d’asile ou l’avoir reçu, faire preuve de motivation – la formation est exigeante -, passer par une étape préalable de 20 à 25 heures d’exercices techniques, qui servent à vérifier si le ou la candidate aime réellement coder. Le tout accompagner d’un entretien, virtuel vu les circonstances pour vérifier niveau d’anglais et motivation.”

Actuellement, 50 étudiants suivent les cours de l’école HackYourFuture et 79 ont déjà été diplômés, venant de pays aux disparates que la Turquie, la Palestine, l’Erythrée, l’Ethiopie, l’Irak, la Syrie, l’Ukraine ou encore la Russie.

“En moyenne, 80% d’entre eux trouvent un stage, un emploi ou reprennent des études de longue durée dans les 3 à 6 mois suivant la fin de la formation.”

Partager

Envie d’apporter votre voix dans le débat ?

Les commentaires sont réservés à nos abonnés.

Déjà inscrit(e) ?