Pour rester informé(e) des dernières actualités de l'IT en Belgique francophone, lisez ceci • Comment / Pourquoi s'abonner ?

Qui investit dans les start-ups numériques belges ?

Article
Par · 09/01/2020
Partager

pile de pièce, investissement, argent, feuilleQuels sont les acteurs du financement des start-ups numérico-technologiques en Belgique? Quels sont les fonds, belges ou étrangers, qui investissent aux différentes phase d’évolution d’une jeune pousse (capitaux d’amorçage, Série A, Série B, etc.)?

Omar Mohout, consultant au Sirris et membre du composé de direction du fonds imec.iStart, s’est livré, fin 2019, à un exercice de référencement qu’il a traduit en trois tableaux synoptiques et quelques commentaires explicatifs qu’il nous livre ci-dessous.

“On constate que de nouveaux fonds d’investissement font leur apparition sur la scène belge du financement des start-ups technologies. Par ailleurs, des fonds existants injectent davantage de capitaux. Et tous les fonds traditionnels investissent désormais dans les technologies numériques.

On relève également l’intervention de fonds davantage spécialisés tels que Aconterra & imecXpand (Internet des Objets), Digital Growth Fund (Intelligence Artificielle), White Fund (MedTech), Force Over Mass (B2B), Media-Invest (MediaTech)…”

 

Nouveaux fonds et fonds existants qui ont augmenté leur masse de capitaux air cours
de ces cinq dernières années

 

L’analyse du marché amène également Omar Mohout à détecter des tendances spécifiques nouvelles. Par exemple, l’arrivée d’un fonds qui se focalise sur le financement de sociétés fondées ou dirigées par des… femmes. Nom de ce fonds: We Are Jane.

Par ailleurs, certains traits caractéristiques du marché belge ont encore été confirmés ces derniers temps. Tel que ce désintérêt pour les solutions purement matérielles. “Il existe de nombreuses start-ups et scale-ups belges qui proposent des produits (connectés) mais rares sont les fonds qui semblent vouloir investir dans le matériel, à l’exception sans doute du fonds Sffelberg et des accélérateurs The Faktory [à Liège] et imec.iStart.

De manière toute aussi étonnante, il n’existe pas de fonds pour des projets manufacturing en Belgique alors que ce secteur est le deuxième en importance, derrière les Health tech, pour l’innovation numérique.

Bruxelles et Wallonie rattrapent leur retard

Inutile de rappeler que la Flandre, également au rayon financement et investissements, a pris une sérieuse avance sur le sud francophone. Mais Omar Mohout relève un mouvement de rattrapage ces dernières années.

La preuve en chiffres dans le tableau ci-dessous.

Qui se cache derrière ces fonds?

“Les investisseurs à l’ouvre dans les fonds belges sont essentiellement les grandes banques, les pouvoirs publics et les Family offices. A l’avenir, on verra intervenir davantage de sociétés (corporate venture capital) prêtes à investir dans ces fonds.”

Fonds belges

 

Fonds étrangers
Partager

1 commentaire

Laisser un commentaire