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Formation Récup’ et TIC d’Interface3 Namur: pour quelques touches de “green IT” dans nos usages numériques

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Par · 09/08/2019
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A destination des demandeurs d’emploi, Interface3 Namur organise une formation – gratuite – qui ajoutera une touche de “green IT” au contenu traditionnel. Outre l’acquisition de compétences en gestion et utilisation de systèmes, de réseaux et de dispositifs IT, en sécurité, ou encore en techniques de recherche d’emploi, les apprenants – ils et elles seront 12 au maximum – auront donc droit à une bonne dose de “numérique éco-responsable”.

“Le but, dans l’ensemble des cours mais aussi à l’occasion d’ateliers pratiques dédiés au green IT, est de distiller quelques bonnes pratiques, une prise de conscience des implications de l’usage de PC et de smartphones”, indique Caroline Marique, formatrice (certifiée green IT) chez Interface3 Namur. “Recycler c’est bien mais c’est encore mieux d’inculquer les réflexes – et compétences –  de la seconde vie, de la réutilisation et de la réhabilitation du matériel informatique usager ou obsolète.”

Caroline Marique (Interface3 Namur): “Supprimer des courriels de sa boîte de messages, c’est bien [pour l’empreinte énergétique] mais c’est encore mieux d’adopter des pratiques encore plus efficaces telles que garder son smartphone plus longtemps ou prolonger la vie de son PC.”

 

En jeu dès lors: d’une part, former à une utilisation plus judicieuse et responsable des solutions informatiques et numériques – matériels, dispositifs, applications, processus… – afin de contribuer à réduire l’empreinte écologique de nos tribulations automatisées ou virtuelles. Cette prise de conscience visera d’ailleurs non seulement les apprenants-stagiaires mais aussi le grand public puisqu’Interface3 Namur prévoit aussi, dans le cadre de cette formation, que des ateliers soient organisés par les stagiaires et formateurs au bénéfice du grand public.

D’autre part, la dimension green IT/“éco-conception” dont les apprenants pourront se prévaloir dans leur CV devrait faire office d’argument et de plus-value dans la recherche d’un emploi dans la sphère technique.

Trois mois de formation, 11 jours d’ateliers

Lors de la formation Récup’ et TIC, onze jours seront occupés par des ateliers pratiques, largement sous le signe du “green”,  “auxquels s’ajouteront minimum trois journées de formations théoriques entièrement dédiées au green IT”.

Lors des ateliers, les stagiaires auront l’occasion de travailler (restaurer, réhabiliter, recréer) sur du matériel informatique usager ou souffrant de maux divers. Interface3 Namur est actuellement en train de constituer ce parc de PC, systèmes, smartphones qui serviront de “matière à récup”. D’où viennent-ils? Du parc obsolète du centre de formation lui-même, mais aussi de particuliers ou encore – même si “le don de PC demeure difficile” – d’entreprises et organisations diverses.

“Un particulier pourra par exemple nous confier un PC dont l’écran est cassé. Nos stagiaires lui conseilleront l’achat de telle ou telle pièce ou procéderont eux-mêmes à la réparation, financée par le propriétaire.”

Autre cas pratique: le reconditionnement d’un PC. “La révision pourra concerner aussi bien les composants matériels que le logiciel. Si par exemple, une licence Windows n’est plus disponible, Linux sera installé”, explique Caroline Marique.

L’empreinte du numérique ne fait que croître

Et si les valets de l’Internet que nous sommes apprenaient à “rastreindre”? L’usage débridé et en explosion constante des ressources et moyens numériques (courriels, navigation Internet, achats et transactions en-ligne, stockage “dans le nuage”, visionnements vidéo, utilisation des réseaux sociaux…) alourdit considérablement l’empreinte écologique du numérique.

Dès 2018, un rapport du groupe de réflexion The Shift Project, intitulé “Lean ICT – Pour une sobriété numérique”, tirait par exemple la sonnette d’alarme: “Le numérique émet aujourd’hui 4% des gaz à effet de serre au niveau mondial, soit davantage que le transport aérien civil, et cette part pourrait doubler d’ici 2025 pour atteindre 8% du total – soit la part actuelle des émissions des voitures.”

Plus récemment, un article de la revue Athena (édition de mai-juin 2019) alignait quelques chiffres éloquents:

“regarder une heure de vidéo sur son smartphone ou sa tablette consomme plus d’électricité qu’un réfrigérateur en une année

télécharger la version électronique d’un quotidien consomme autant d’électricité que faire une lessive

l’envoi des courriers électroniques d’une entreprise de 100 personnes représente chaque année 13,6 tonnes de CO2, soit 14 allers-retours Paris New York en avion [source de cette dernière statistique: Ademe]

Autre comparaison, puisée dans le rapport Lean ICT du Shift Project: “le visionnage de vidéos en-ligne a généré en 2018 autant de gaz à effet de serre (plus de 300 millions de tonnes d’équivalent CO2) que l’Espagne.”

La formation Récup’ et TIC chez Interface3 Namur démarre le 9 septembre et se termine le 20 décembre. Elle est organisée grâce à un appel à projets “économie circulaire” parrainé par ING. 

Séances d’information, chez Interface3, le 21 août et le 2 septembre.

Informations complémentaires et inscriptions via le site d’Interface3 Namur.

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