Attention : Nous mettons à jour notre gestion des abonnements. Si vous rencontrez un bug, n'hésitez pas à nous contacter à bugs@regional-it.be

Pour rester informé(e) des dernières actualités de l'IT belge francophone, lisez ceci • Comment / Pourquoi s'abonner ?

IWEPS: enquête sur la mobilité via smartphone

Article
Par · 15/03/2017
Partager

L’IWEPS, Institut Wallon de l’Evaluation, de la Prospective et de la Statistique, lance une enquête sur la mobilité des citoyens wallons au quotidien en leur demandant d’autoriser leur “tracking” par le biais de la fonction de géolocalisation de leur smartphone.

Le choix de la durée de ce traçage est laissé à leur appréciation mais les responsables soulignent qu’une durée idéale serait une semaine complète, voire plus, afin de pouvoir compiler les données de comportements et les habitudes de déplacement pouvant sensiblement variés d’un jour à l’autre.

Cette enquête, baptisée GPSwal, est réalisée à la demande du gouvernement wallon (plus spécifiquement le ministre chargé de la mobilité, Carlo Di Antonio) et vient compléter une autre enquête de mobilité, plus sociologique et plus classique (via questions posées en tête à tête), menée depuis janvier de cette année.

“L’enquête GPSwal est une enquête bien réelle et non pas un simple test sur un échantillon , mais est également exploratoire, en ce sens qu’elle nous permettra de déterminer si de telles enquêtes basées sur des données smartphone peut remplacer la méthode plus classique des carnets de déplacement”, indique Julien Juprelle, attaché scientifique à l’IWEPS.

“Recourir aux données de géolocalisation et de déplacement livrées par les smartphones permet d’être plus exhaustif, plus précis, en termes de durée et de localisation. C’est aussi moins contraignant pour les participants et cela évite les oublis, approximations ou les erreurs de réencodage.”

Objectif recherché: “obtenir, de manière chronologique et exhaustive, arrêt par arrêt, les motifs et modes de déplacements. Cette enquête permettra le calcul d’indicateurs sur les distances et la durée des trajets.”

Comment participer?

Pour les besoins de cette enquête, l’IWEPS a sélectionné, après lancement d’un marché public, une solution développée à l’Université de Gand et adaptée pour la circonstance (à noter qu’elle n’est disponible actuellement que pour les smartphones Android).

Tout citoyen wallon peut signaler sa volonté de participer à l’enquête en s’inscrivant et en créant un identifiant via le site de l’IWEPS.

Il lui suffit ensuite de télécharger l’appli, baptisée Connect Iweps Edition, via le site de l’IWEPS) ou via la plate-forme Google Play, d’introduire le code spécifique à l’enquête (à savoir: cem2017), de renseigner quelques informations (adresse courriel, données de profil), d’activer le mode GPS de son smartphone et de laisser l’appareil faire le reste.

Pour être encore plus précis, la possibilité est donnée au citoyen d’encoder lui-même certaines informations concernant ses déplacements quotidiens en utilisant pour ce faire l’onglet “Tableau de bord”, ce qui lui permettra d’activer le début et la fin du trajet et d’encoder le mode et le motif de déplacement.

Précautions d’usage

La fin de la collecte de données est programmée pour fin mai 2017. Les résultats de l’enquête, eux, seront communiqués d’ici la fin de l’année.

Pour rassurer les citoyens sur la manière dont l’enquête sera conduite et leurs données enregistrées et utilisées, les responsables soulignent que “les données seront collectées et traitées dans le respect de la loi pour la protection de la vie privée et en conformité avec le code de bonne conduite de l’IWEPS”, exclusivement dans le cadre de “ses missions d’analyses et d’études statistiques et scientifiques”. Il n’y a en outre aucun risque de surveillance à la Big Brother en temps réel: “les données ne sont pas transmises en temps réel mais tout au plus chaque heure si un Wi-Fi est disponible.”

Les données sont par ailleurs anonymisées. Elles sont, dans un premier temps, centralisées sur un serveur de l’Université de Gand qui les retransfère à l’IWEPS pour analyse. L’Université a par ailleurs obligation d’effacer toutes les données sur son serveur dans un laps de temps déterminé par le contrat de partenariat.

Partager

Laisser un commentaire