BetterStreet: pression sociale et réactivité communale

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Par · 12/11/2012 à 09:46
à la base du projet BetterStreet n’a rien de neuf dans la mesure où elle s’inscrit largement dans le sillage de réalisations telles que Fix My Street. Toutefois, elle s’en différencie à plusieurs égards. Le principe de base, tout d’abord: permettre au citoyen de relever et signaler aux autorités communales des incivilités (tags, déprédations, dépôts sauvages de déchets...), des problèmes de voirie, des équipements publics en panne... Et ce, d’une simple photo prise avec un GSM ou un smartphone, automatiquement géolocalisée. La photo est envoyée vers un site, s’y affiche et peut ainsi renseigner à la fois les autres citoyens et les autorités communales. A la différence d’autres projets similaires, BetterStreet ne relaie pas dynamiquement les problèmes vers les différents services de la commune. Comptant plutôt sur la réaction de celle-ci à une telle exposition néfaste à son image ou à sa réputation. La solution (le site et la version Android de l’appli sont prêts) se veut plus conviviale, pour l’usager, que d’autres de ses prédécesseurs: pas besoin de remplir de formulaire. Le citoyen prend sa photo, la “tague” en choisissant l’une des catégories que nous avons définies et l’envoie à notre site qui la traite et la catalogue automatique”, explique Jean-Marc Poncelet, l’un des porteurs du projet. “Il peut, s’il le désire, ajouter un petit commentaire. Nous voulons devenir, en quelque sorte, l’Instagram des dépôts clandestins.” Entre autres choses...

Les petits plus

La “philosophie” de BetterStreet est de miser largement sur la pression sociale pour amener les communes à se saisir des problèmes signalés. Plusieurs petits “trucs” sont censés faire monter cette pression: tout citoyen a la possibilité de “voter” pour un problème signalé sur le site. L’idée est ainsi de générer une hiérarchie de priorités citoyennes et d’influencer la commune à les résoudre en premier. D’autant plus que dans le système BetterStreet, la commune signalerait sur le site les problèmes qu’elle s’engage à combattre. Jean-Marc Poncelet, l’un des porteurs du projet: “On peut imaginer que notre solution va susciter l’apparition de “city ambassadors”, de simples citoyens qui alertent leur commune: “Voyez ce qui est posté sur le site. Voyez l’image que vous donnez de vous-même. Pourquoi ne réagissez-vous pas. Il vous suffit de vous affiliez au site pour commencer à agir et répondre à vos administrés...” BetterStreet prévoit aussi... de nettoyer en quelque sorte le site lui-même. En écartant les photos abusives qui y seraient postées. Mais là aussi, c’est le principe participatif qui serait sollicité. Après 5 abus signalés par des pairs, la photo serait retirée du site. Le modèle business de BetterStreet? L’appli est gratuite pour les citoyens. Par contre, une commune doit, pour accéder au site et aux données et signaler ses actions, s’acquitter d’un abonnement, dont le prix variera en fonction de la taille de la commune. Tarif indicatif: 250 euros par an pour une commune de 10.000 âmes. Questionné sur le risque de voir les communes développer elles-mêmes ce genre de solution (la Ville de Bruxelles, par exemple, sous l’impulsion de Brigitte Grouwels, n’a pas encore renoncé à son projet), Jean-Marc Poncelet répond par un argument économique: “ce genre de développement exige de grosses mises de fond. Une commune aura vite fait son calcul: un abonnement somme toute modéré contre la nécessité d’investir et de devoir faire évoluer sa solution, sur de multiples plates-formes mobiles...” Pendant le Startup Weekend, BetterStreet a fait une première petite analyse de marché. Cinq communes ont été contactées. Deux se sont dites intéressées et intéressées à procéder à un projet-pilote: La Hulpe et Waremme. BetterStreet a remporté le premier prix du Jury ainsi que deux autres prix, octroyés par l’Infopole Cluster TIC et les organisateurs de Liège Expo 2017. Voir notre article Startup Weekend pour les détails.

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